Le Japon accueille le monde — Mondial de rugby

Le Japon accueille le monde — Mondial de rugby

Pas de typhon à l'horizon, des stades remplis et un enthousiasme déjà bien palpable: le Japon est fin prêt pour "sa" Coupe du monde de rugby, dont le coup d'envoi sera donné vendredi à moins d'un an des Jeux olympiques.

"Après dix ans de préparation méticuleuse, l'attente est terminée et la scène est prête pour un tournoi d'un nouveau genre", prévient Bill Beaumont, le président de World Rugby.

"Quand nous avons battu l'Afrique du Sud (34-32 lors du Mondial-2015), tous les regards se sont soudain tournés vers nous, se souvient le capitaine Michael Leitch. Et même si nous avions perdu, nous avions inspiré tout un pays".

Les gestes de classe des centres Timothy Lafaele (11e) et Ryoto Nakamura (38e) ont permis à Matsushima de s'offrir un triplé, au Japon de se sortir du piège et au rugby mondial de s'éviter une triste publicité pour le premier des 48 matches du Mondial.

Certes, les Néo-Zélandais, sacrés à domicile en 2011 avant de conserver leur titre quatre ans plus tard, ont quelques arguments (jeu, confiance, individualités...) pour revendiquer un 3e titre consécutif.

La première partie de la réponse sera apportée dès samedi, lors du duel face aux Springboks, vainqueurs du dernier Rugby Championship, avec au passage un match nul (16-16) à Wellington le 27 juillet. Vingt équipes, réparties en quatre poules, se disputeront la Coupe William Webb-Ellis, qui sera remise à l'issue de la finale le 2 novembre à Yokohama.

Blacks, Boks et Angleterre.


Derrière? On peut logiquement ranger l'Australie, finaliste en 2015 mais intermittente de la performance depuis, et les deux numéros 1 mondiaux de l'été, par ordre d'apparition le pays de Galles et l'Irlande.

Richie McCaw brandit la Coupe Webb-Ellis puis lui fait traverser une mer qui rappelle La grande vague de Kanagawa, célèbre estampe du peintre Hokusai, spécialiste de l'ukiyo-e, mouvement artistique japonais du XIXe siècle. Avant de tomber de la planche lundi, avec le renvoi au pays de leur entraîneur-adjoint, l'icône Rob Howley, suspecté de paris sportifs illégaux.

Les Irlandais, qui s'appuient sur un jeu programmé donc prévisible mais particulièrement efficace, semblent eux en (léger) déclin.

Malgré un festival de plaquages manqués (une cinquantaine!), la Russie n'a pas sombré après la pause, et a été récompensée par une pénalité de son ouvreur Yury Kushnarev (60e). Avant des retrouvailles avec les Néo-Zélandais ou les Sud-Africains en quarts de finale mi-octobre.

Le début de semaine a en effet apporté aux dirigeants japonais des signaux très positifs quant au succès d'un tournoi qui s'annonce "très différent des autres", selon le directeur général de World Rugby, Brett Gosper.

En attendant, place aux trois coups!

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