Énième déboire pour l'EPR de Flamanville — Manche

Énième déboire pour l'EPR de Flamanville — Manche

Pour la centrale nucléaire EPR de Flamanville (Manche), la liste des déboires ne cesse de s'allonger. Confronté à un sérieux problème de plomberie sur cette grosse bouilloire nucléaire de 1 650 MW - des soudures jugées non conformes avec "le référentiel d'exclusion de rupture" (en clair la soudure ne doit pas lâcher) -, l'électricien a en effet été sommé de réparer ces malfaçons dans les règles de l'art par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

"Le scénario de reprise des soudures de traversées privilégié par EDF est l'utilisation de robots télé-opérés, conçus pour mener des opérations de grande précision à l'intérieur des tuyauteries concernées", a expliqué le groupe, qui dispose aussi d'une solution de repli. Mais EDF avait déjà prévenu cet été que sa mise en service n'aurait finalement pas lieu avant fin 2022. Malgré tout, cette décision impacte inévitablement le calendrier et la facture des travaux.


En 2004, le conseil d'administration d'EDF lance la construction de l'EPR à Flamanville, sur la base d'un coût de 3,3 milliards d'euros pour une durée de chantier de 5 ans. Dans les notes de son communiqué, EDF souligne néanmoins que ces réévaluations de délais et de coûts ne prennent pas en compte les autres problèmes rencontrés sur le site de Flamanville, au niveau notamment des quatre générateurs de vapeur et du pressuriseur du réacteur n°3.

Il atteint désormais 12,4 milliards d'euros.

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