François Fillon: "Macron pour un sursaut européen? Pourquoi pas?"

François Fillon:

L'ancien Premier ministre français, qui sera jugé avec son épouse à partir de février 2020 pour l'affaire d'emplois fictifs présumés qui a sabordé sa campagne en 2017, a jugé lors d'une interview à la Radio Télévision Suisse que les répercussions de cette contestation sur la politique gouvernementale n'était pas "bon signe". Non pas pour rendre l'argent, ni pour revenir sur le Penelope Gate mais pour annoncer qu'il a fait définitivement une croix sur la politique, qu'il est désormais épanoui dans sa nouvelle vie et qu'Emmanuel Macron est, à ses yeux, un "petit joueur", rapporte L'Obs.

François Fillon revient sur le devant de la scène et sort de son silence.

"Quand il est interrogé sur le procès qui l'attend, le visage de Fillon se ferme".

Questionné sur la capacité d'Emmanuel Macron à incarner un sursaut européen, François Fillon a estimé "Pourquoi pas?" Il y a eu au maximum des manifestations 150 000 ou 180 000 personnes dans toute la France à manifester.


" La droite française s'est suicidée avec ses divisions " depuis vingt ans, a estimé ce jeudi sur la chaîne suisse RTS l'ancien Premier ministre François Fillon, candidat LR éliminé au premier tour de la présidentielle de 2017".

D'après lui, la crise des "gilets jaunes" a été amplifiée par le système médiatique et les réseaux sociaux, qui fait que "tout d'un coup on a l'impression que la France est à feu et à sang, que c'est la révolution".

"Cette Europe qui est vieille, un peu fatiguée, qui ne croit plus en grand-chose, (...) est-ce que ce mouvement historique est profond? Si cette crise a déstabilisé un gouvernement légitime venant d'être mis en place ce n'est pas bon signe ", explique-t-il. Au journaliste qui lui demande s'il éprouve les "3 R", "regrets, remords et rancune", François Fillon assure: "J'éprouve les trois, forcément". "Moi je tourne la page, je fais autre chose, je regarde devant". Depuis une vingtaine d'années, il y a des batailles uniquement personnelles, uniquement individuelles, d'ego, et il n'y a pas beaucoup de débats idéologiques! "IL a jugé "intéressant de voir aux obsèques de Chirac ces gens, qui s'étaient battus les uns contre les autres", pour l'occasion "rassemblés" et réconciliés".

Articles Liés