Deux missions lancées pour détecter les agents radicalisés dans les services antiterroristes

Deux missions lancées pour détecter les agents radicalisés dans les services antiterroristes

Après la tuerie de la préfecture de police, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé dimanche le lancement de deux missions sur la détection d'éventuels signes de radicalisation islamiste d'agents chargés de la lutte antiterroriste.

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Seront également abordés "la nature, l'objet et le calendrier des missions d'inspection décidées par les pouvoirs publics, et plus généralement les dispositions prises par le gouvernement, à la lumière notamment des travaux de contrôle parlementaire déjà réalisés, relatifs à la détection des agents radicalisés dans les administrations et aux mesures de protection des services publics contre les risques que représentent ces agents". Il a demandé que les premières conclusions soient rendues dès la fin du mois.

" Elle dira, d'une part, si les outils de détection et de signalement étaient en place à la DRPP et s'ils ont bien fonctionné", a expliqué Edouard Philippe.

" Pour tous les services de renseignement, la détection des menaces internes est une priorité absolue", a indiqué le Premier ministre, selon des extraits de l'interview. Les inspecteurs examineront les outils et les procédures en place pour détecter les signes de radicalisation parmi les fonctionnaires et vérifieront s'ils sont bien mis en oeuvre, écrit le JDD. "En particulier, aucun signal de radicalisation ne peut être méconnu ni rester sans réponse", a-t-il ajouté.


La deuxième visera l'ensemble des services de renseignement associés à la lutte antiterroriste.

Ces deux missions donneront lieu à une synthèse qui comprendra des propositions de remise à niveau des procédures de détection de la radicalisation dans les services de renseignement.

La police et les pompiers devant la préfecture de Paris après une attaque à l'arme blanche, le 3 octobre 2019.

Le Premier ministre a par ailleurs voulu apporter son soutien au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dont une partie de l'opposition de droite et d'extrême droite réclame la démission.

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