Mathieu Kassovitz condamné suite à un tweet injurieux envers la police — Nantes

Mathieu Kassovitz condamné suite à un tweet injurieux envers la police — Nantes

Le comédien est condamné à payer une amende de 500 euros dans deux jugements distincts, soit 1.000 euros en tout.

L'acteur et réalisateur français Mathieu Kassovitz a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir insulté des policiers sur Twitter en décembre 2017.

À l'audience en mai, Mathieu Kassovitz, 52 ans, avait défendu une simple " raillerie " face à la " vantardise " de la police: il avait expliqué avoir réagi aux résultats d'une opération de recherche de stupéfiants à l'hôpital psychiatrique Saint-Jacques, à Nantes, lors de laquelle 24 policiers avaient été mobilisés, pour découvrir 7 grammes de résine de cannabis dans la chambre d'un patient.

"Ce jeudi 19 septembre, le verdict est tombé: "Mathieu Kassovitz est reconnu coupable d' "'injures publiques" envers des fonctionnaires dépositaires de l'autorité, comme le rapporte l'Agence France Presse. En outre, il devra verser un euro de dommages et intérêts aux agents de police qui avaient porté plainte contre lui - lesquels, 17 en tout, réclamaient 3000 euros. "Si M. Kassovitz a l'habitude de s'exprimer ainsi dans sa vie privée, il n'a pas à le faire en s'adressant à la police", a déclaré David-Olivier Reverdy, secrétaire national adjoint du syndicat Alliance, dont quelques dizaines de membres s'étaient rassemblés devant le tribunal en attendant le jugement.


L'acteur avait fermé ses comptes sur les réseaux sociaux quinze jours avant le procès, jugeant que son " point de vue n'a (vait) plus d'intérêt ".

"Le tribunal a condamné le prévenu uniquement pour le terme " bande de bâtards " mais pas pour le reste de son tweet: "une " belle bande de bon à rien ". Me William Bourdon, qui défendait Mathieu Kassovitz, n'était lui "pas certain" que son client allait faire appel - Kassovitz n'ayant pas été condamné pour les propos "belle bande de bon à rien". " Employés au regard de la disproportion apparente entre les moyens employés et le résultat de l'opération (...) ne dépassent pas les limites admissibles de la liberté d'expression dans une société démocratique", peut-on lire dans la décision de justice. Devant le tribunal, il avait regretté la "susceptibilité" des policiers assurant qu'il ne voulait pas les "blesser".

"Nous sommes satisfaits de la condamnation".

Articles Liés