Les risques d'un passage en force du pouvoir — Présidentielle en Algérie

Les risques d'un passage en force du pouvoir — Présidentielle en Algérie

"Nous avons constaté sur le terrain que certaines parties, parmi les relais de la bande, aux intentions malveillantes, font de la liberté de déplacement un prétexte, pour justifier leur dangereux comportement, qui consiste à créer tous les facteurs qui perturbent la quiétude des citoyens, en drainant chaque semaine des citoyens issus de différentes wilayas du pays vers la capitale, afin d'amplifier les flux humains, dans les places publiques, avec des slogans tendancieux qui n'ont rien d'innocent que ces parties revendiquent ", a-t-il mis en avant.

"A cet effet, j'ai donné des instructions à la Gendarmerie nationale pour faire face avec fermeté à ces agissements, à travers l'application rigoureuse des réglementations en vigueur, y compris l'interpellation des véhicules et des autocars utilisés à ces fins, en les saisissant et en imposant des amendes à leurs propriétaires".

Des manifestations de masse ont éclaté en février, forçant le président vétéran Abdelaziz Bouteflika à se retirer en avril, et ont continué chaque semaine depuis à exiger une purification plus complète de l'élite dirigeante.

Face à la contestation, le pouvoir a choisi le passage en force en annonçant dimanche, lors d'une allocution du président par intérim Abdelkader Bensalah, une nouvelle date pour la tenue d'une élection présidentielle, le 12 décembre.

INTERLIGNES | 30 vendredi de contestation à Alger
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"C'est vraiment choquant. Au moment où nous avons dénoncé la fermeture de l'accès à la capitale à plusieurs reprises, le vice-ministre de la Défense (le général Gaïd Salah) assume publiquement de donner instruction aux forces de sécurité de bloquer l'accès à Alger", a déclaré Me Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH). Le mouvement ("Hirak") rejette la tenue d'une élection avec le gouvernement actuel.

Selon la même source, " les mesures répressives, les pratiques liberticides, l'instrumentalisation de la justice et la mise au pas de toutes les institutions de l'Etat par le pouvoir en place dans l'objectif de sauvegarder le système conduisent le pays vers une impasse aux risques dramatiques pour la nation.

"Cette mesure anticonstitutionnelle et antidémocratique risque d'ouvrir la voie à tous les dérapages car instituant autour de la capitale un état de siège qui ne dit pas son nom", avertissent les Forces de l'alternative démocratique qui réitèrent leur rejet de la prochaine élection présidentielle. Les policiers ont procédé à l'arrestation d'une vingtaine d'entre eux. En l'évolution actuelle des choses, 22 détentions provisoires ont été opérées depuis dimanche dernier.

Une autre figure du mouvement de contestation Samir Benlarbi, a été placé en détention préventive.


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