Quel impact sur les prix à la pompe — Flambée du pétrole

Quel impact sur les prix à la pompe — Flambée du pétrole

Gasbuddy.com estime que cette hausse ne durera pas plus de deux semaines, à condition que la production reprenne rapidement en Arabie saoudite.

A l'ouverture, les cours ont bondi de 20% à Londres, le plus fort mouvement en cours de séance depuis 1991 et la guerre du Golfe.

Toutefois, la France est à l'abri d'une rupture d'approvisionnement, selon lui.

Peut-on s'attendre à une augmentation rapide des prix à la pompe?

Il y a toujours un décalage entre une crise et sa répercussion sur les prix. Le pays a décidé de réduire, de manière temporaire, sa production de brut de moitié. Un manque à représenter de 5,7 millions de barils par jour, soit l'équivalent de 6 % de la consommation quotidienne mondiale.

Ainsi, une hausse du prix des carburants est " absolument inéluctable ".

Le ton de Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), est alarmiste: interrogé lundi par plusieurs médias, le responsable a prédit une nouvelle flambée des prix du pétrole, un an après celle qui avait provoqué la colère des Gilets jaunes.


Le prix du carburant pourrait augmenter à la pompe, après la destruction d'un champ pétrolier en Arabie Saoudite, samedi. L'économiste spécialisé dans les matières premières Rory Johnston, de la Banque Scotia, juge que la production saoudienne devrait être sérieusement réduite pendant encore quatre à six semaines, entraînant à la hausse les cours du pétrole.

A partir de quand les consommateurs français seront-ils touchés?

Cinq centimes (de hausse), à supposer que ça reste à ce niveau, c'est tout à fait considérable.

Selon Francis Duseux, "les marchés sont très réactifs", induisant l'idée que les effets à la pompe vont être immédiats.

En France, les taxes pèsent fortement sur les carburants, représentant 60% du prix du litre de gazole et 63% du prix du litre du sans plomb 95.

La France peut-elle craindre une pénurie d'or noir?

Les Etats-Unis se sont dits "prêts à riposter" aux attaques de drones, après que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a accusé samedi l'Iran d'être à l'origine de l'attaque. Cette dernière dispose ainsi de trois mois d'avance.

Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies à Singapour, a estimé des représailles directes peu probables: "Les Saoudiens ne veulent pas d'un conflit ouvert avec l'Iran (.) Ils aimeraient que d'autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents".

Articles Liés