Un policier suspendu après une bagarre lors d'une interpellation — Sevran

Un policier suspendu après une bagarre lors d'une interpellation — Sevran

L'IGPN (inspection générale de la police nationale) a été saisie, elle n'a pas encore rendu ces conclusions.

Dans un communiqué, la Préfecture de police a annoncé la suspension du fonctionnaire de police qui a frappé un homme lors d'une interpellation à Sevran (Seine-Saint-Denis). Diffusée sur les réseaux sociaux cette vidéo fait scandale. Suite à ça, le préfet de police de Paris a décidé de suspendre le policier de ses fonctions.

Les faits remontent à mercredi, "à 18h25 " d'après la PP, "lorsqu'un équipage de la circonscription de sécurité de proximité d'Aulnay-sous-Bois a procédé à l'interpellation, pour outrage, d'un individu", avenue Youri Gagarine.

Tentative de plaquage au sol et coups de poingSur la vidéo, on voit un échange verbal entre le fonctionnaire et un jeune homme, avant que le fonctionnaire se jette dans les jambes de l'individu pour tenter de le plaquer au sol. Le policier, repoussé, revient ensuite à la charge en assénant des coups de poing, auxquels l'homme interpellé répond aussi par des coups de poing. L'homme qui est un médiateur, s'est opposé à son arrestation et les policiers ont été contraints de faire usage d'un pistolet à impulsions électriques (Taser) pour le maîtriser. Sa garde à vue a été levée mercredi soir pour des raisons médicales, et l'homme a été hospitalisé. Ils étaient entre 70 et 90, selon Grégory Goupil, secrétaire régional du syndicat Alliance 93.


"On attend quoi, que ce soit le 50e?", a-t-il ajouté en référence à la vague exceptionnelle de 49 suicides dans la police depuis le début de l'année.

"Le Préfet a demandé la suspension d'un fonctionnaire de police sur la base d'une vidéo tronquée qui fait le buzz et non sur des éléments de droit, et avant même qu'il y ait eu enquête", s'insurge Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police FO qui qualifie cette décision de "dérive ".

L'affaire a fait vivement réagir les syndicats de policiers.

C'est une "décision incompréhensible", a ausi déclaré à l'AFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance. "Une nouvelle preuve de la déshumanisation du système policier qui amènera une réponse forte dans la rue le 2 octobre".

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