Trump assure qu’il ne négociera plus avec les talibans

Trump assure qu’il ne négociera plus avec les talibans

Une telle réunion aurait été sans précédent, à quelques jours du 18e anniversaire du 11-Septembre qui avaient provoqué l'intervention américaine en Afghanistan pour chasser du pouvoir les hôtes d'al-Qaïda.

En 2012, Donald Trump avait critiqué Barack Obama, qui négociait avec les talibans.

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté lundi les informations de presse selon lesquelles sa volonté d'organiser une rencontre avec les talibans à Camp David avait fait l'objet de vifs désaccords au sein de son équipe.

Donald Trump a dévoilé samedi soir, également sur Twitter, avoir organisé une rencontre secrète avec les chefs des talibans qui devait avoir lieu dimanche à Camp David.

En quelques tweets, Donald Trump a aussi annulé les pourparlers en cours depuis un an avec les insurgés, qui semblaient pourtant sur le point d'aboutir à un accord après dix-huit ans de conflit en Afghanistan.


La spectaculaire rupture des tractations signifie-t-elle l'abandon du retrait progressif d'une partie des 13'000 à 14'000 soldats américains en Afghanistan, tel qu'il était envisagé dans l'accord qui était en négociation? "Jamais", a tweeté la membre républicaine du Congrès Liz Cheney, fille de l'ex-vice-président Dick Cheney. "[Les Taliban] ont revendiqué une attaque à Kaboul qui a tué l'un de nos grands soldats et 11 autres personnes".

Adam Kinzinger, ancien combattant et élu républicain de l'Illinois, n'a pas caché son désaccord avec la méthode de Donald Trump: "Les leaders d'une organisation terroriste qui n'a pas condamné le 11 Septembre et qui continue d'être diabolique ne devraient jamais avoir le droit d'entrer dans notre pays", a-t-il martelé. Les talibans disent cependant dans le même temps "croire" que Washington reviendra à la table des négociations. "Si les Talibans ne se comportent pas mieux, s'ils ne tiennent pas les engagements qu'ils ont pris auprès de nous pendant des semaines, voire des mois, le président des États-Unis ne va pas réduire la pression".

Exclu de certaines négociations entre les Etats-Unis et les Taliban, le bureau du président Ashraf Ghani a ainsi expliqué avoir "toujours insisté" sur le fait qu'une vraie paix était possible "seulement si les Taliban arrêt [ai] ent de tuer des Afghans, accept [ai] ent un cessez-le-feu et des discussions directes avec le gouvernement afghan".

Tenu jusqu'ici à l'écart, le président Ghani, qui avait exprimé sa "préoccupation" face au projet d'accord, a lui aussi jugé que toute future initiative "devrait être menée par l'Afghanistan et le gouvernement afghan". ", souligne Laurel Miller, directrice du programme Asie à l'International Crisis Group, citée par l'AFP".

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