LREM "regrette" la décision de Cédric Villani, sans l'exclure du parti — Municipales

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Benjamin Griveaux, qui a obtenu en juillet l'investiture du parti présidentiel, et Cédric Villani ont engrangé ces derniers jours de nouveaux soutiens publics en vue du scrutin de mars 2020 dans la capitale, qui pourrait virer à la guerre fratricide entre les deux députés issus de LaRem. "Mais le mathématicien n'a pas abandonné pour autant la place de l'Hôtel de Ville et briguera donc le mandat de maire en cavalier seul".

"Ce choix va à l'encontre des règles collectives du Mouvement auquel il appartient et rompt l'engagement qu'il avait pris devant la Commission Nationale d'Investiture de soutenir le candidat qui serait désigné" en juillet, en l'occurrence Benjamin Griveaux, a toutefois réagi LREM dans un communiqué publié ce mercredi.

Dimanche sur BFM TV, le président du groupe LaRem à l'Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, soutien de Benjamin Griveaux, s'est dit hostile à toute idée de sanction de LaRem à l'égard de Cédric Villani.

Pour Hélène d'Alençon, militante LREM depuis 2016, tous les marcheurs présents mercredi soir "ne sont pas là pour fronder pour le plaisir mais dénoncer un dysfonctionnement dans un parti où il y a trop de verticalité".

Le député de l'Essonne a promis une campagne dans la "bienveillance et liberté, jamais dans l'attaque mais toujours pour rassembler" ainsi qu'une écologie "servie par les sciences et la technologie".

Cédric Villani met fin au suspense et se présente à la mairie de Paris

"J'ai pu mesurer les limites du fonctionnement d'appareil politique que nous dénoncions il y a peu", a-t-il poursuivi, entouré de ses soutiens, mettant ainsi fin à un secret de polichinelle autour de ses ambitions. Mais les tensions se sont déjà fait sentir au sein du parti de la majorité présidentielle.

Sa décision était attendue, elle est désormais confirmée.

Dans l'entourage du nouveau candidat, certains n'hésitent pas à voir en lui un homme qui "comme Emmanuel Macron en 2017, sort des clivages traditionnels, et des étiquettes partisanes", selon Mao Peninou, ancien adjoint à la propreté d'Anne Hidalgo, et membre d'En marche.

"On est en train de nous gâcher la campagne", a regretté auprès de l'AFP Pacôme Rupin, directeur de campagne de Benjamin Griveaux.


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