La justice autorise le coq Maurice à continuer de chanter — Ile d’Oléron

La justice autorise le coq Maurice à continuer de chanter — Ile d’Oléron

Les plaintes contre les bruits de la campagne (cloche des églises, coqs, cigales, vaches.) se sont multipliées ces dernières années en France, suscitant la colère de certains maires, dont celui de Gajac (Gironde), Bruno Dionis du Séjour, qui a annoncé au printemps vouloir faire classer ces bruits au "patrimoine national" français.

Maurice et sa propriétaire Corinne Fesseau, sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime), le 5 juin 2019. "Maurice a gagné [et] les plaignants devront verser à sa propriétaire 1.000 euros de dommages et intérêts", ainsi que le paiement de ses frais de justice, a indiqué Me Julien Papineau, conseil de Corinne Fesseau, propriétaire du coq.

A ses côtés, sa cliente s'est félicitée de la décision. On leur a volé dans les plumes.

" Pourquoi pas une loi Maurice pour protéger tous les bruits ruraux?".

Les plaignants demandaient que la justice donne 15 jours à la propriétaire de Maurice, Corinne Fesseau, issue d'une vieille famille oléronnaise, pour éloigner l'animal ou le faire taire. Ni les plaignants, ni leur défenseur n'étaient présents pour le rendu du jugement.


D'autres affaires symbolisent régulièrement les difficultés de cohabitation dans les campagnes entre les gens du cru et les néoruraux, qu'ils soient retraités, vacanciers ou urbains fuyant les villes. Ce jeudi, le tribunal correctionnel de Rochefort (Charente-Maritime) a rejeté la plainte pour "trouble anormal du voisinage" déposée par un couple de retraités.

Déplacement du poulailler, film noir autour de sa cabane pour l'empêcher de chanter avant 08h30, rien n'y a fait: Maurice a continué de chanter aux premières lueurs de l'aube et aucune conciliation n'a pu avoir lieu entre les parties.

Lors de l'audience le 4 juillet, Maurice a été accusé d'être une "nuisance sonore".

Article dans le New York Times, T-shirts "Let me sing" (Laissez-moi chanter) de la 'Team Maurice', pétition munie de 140'000 signatures pour "sauver Maurice", le volatile est devenu en quelques mois le symbole de la ruralité menacée par des "citoyens bobos".

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