Boris Johnson: "Je veux un accord"

Boris Johnson:

Le président français s'est ainsi placé sur la même ligne que la chancelière allemande Angela Merkel qui, en recevant M. Johnson mercredi, avait jugé possible de trouver "dans les 30 prochains jours" un accord pour éviter un "Brexit dur", redouté par le monde des affaires des deux côtés de la Manche. Coup de pouce salvateur ou piège?

l'Épreuve du feu pour Brexit-Boris: Lors de sa visite officielle à Paris, où il a 13 Heures, le Président de la France, Emmanuel Macron (41) prend prévu, le nouveau premier Ministre britannique, Boris Johnson, (55, conservateur Tories) Tacheles au Tartare.

"Je veux un accord", a martelé Boris Johnson.

Emmanuel Macron s'est dit "confiant" sur le fait qu'une solution puisse être trouvée "dans les 30 prochains jours" entre Londres et l'UE, jugeant possible de s'entendre sur la frontière irlandaise.

"Je pense que nous pouvons avoir un accord et un bon accord", a affirmé le chef du gouvernement britannique aux journalistes dans la cour de l'Elysée.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson rencontre, jeudi 22 août à Paris, le président français Emmanuel Macron.


Il prévoit que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, et pour éviter le retour d'une frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans un " territoire douanier unique " avec l'UE. Le Royaume-Uni "ne peut accepter" en l'état l'accord négocié entre l'UE et Londres car le mécanisme controversé gardera la Grande-Bretagne "prisonnière" du cadre légal de l'UE.

Boris Johnson, Emmanuel Macron et Angela Merkel doivent se retrouver ce week-end pour le sommet du G7 de Biarritz.

"Il y a une fermeté européenne sur les principes", notamment sur le backstop (en Irlande), "mais il y a la volonté de discussion avec le Royaume-Uni sur beaucoup de points", dont la relation future entre Londres et l'Union européenne, a précisé la présidence française. Avant de souligner "la nécessité d'entretenir", après le Brexit, "cette relation privilégiée", notamment en matière de politique étrangère ou de défense.

J'espère que Boris Johnson "ne voudra pas entrer dans l'Histoire comme Mr No Deal", avait ironisé un peu plus tôt le président du Conseil européen Donald Tusk sur Twitter, ajoutant que l'Union européenne attendait des propositions opérationnelles, réalistes et acceptables.

"L'UE a toujours été prête à la coopération", a réaffirmé samedi M. Tusk, rappelant que M. Johnson est le troisième Premier ministre britannique avec qui il négocie sur le Brexit, après David Cameron et Theresa May.

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