Pékin impose de nouveaux droits de douane, Trump promet une réplique

Pékin impose de nouveaux droits de douane, Trump promet une réplique

Depuis le début de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, Washington a imposé des taxes douanières supplémentaires sur l'équivalent de 250 milliards de dollars de biens chinois importés.

Le président Donald Trump a promis vendredi de répondre " dans l'après-midi " aux nouveaux droits de douane imposés par Pékin, demandant par ailleurs aux entreprises américaines de trouver une alternative à la production en Chine.

Le ministère du Commerce chinois a annoncé que ces "contre-mesures", qui commenceront à s'appliquer dès le 1er septembre, concerneraient au total 75 milliards de dollars (68 milliards d'euros) de produits américains. "Nous n'avons pas besoin de la Chine et franchement nous irons beaucoup mieux sans eux", a écrit le Président. Le président américain s'est fendu vendredi 23 août d'une série de tweets particulièrement agressifs, ce qui a fortement inquiété les marchés financiers, le Dow Jones abandonnant environ 2%. Evoquant "les énormes sommes d'argent volées par la Chine aux Etats-Unis", il a martelé sa détermination à y mettre fin.

"Nos formidables entreprises américaines sont sommées de commencer immédiatement à chercher une alternative à la Chine, notamment en faisant revenir les entreprises CHEZ NOUS et en fabriquant leurs produits aux États-Unis", a tempêté le président des États-Unis, pour qui "nous n'avons pas besoin de la Chine et, honnêtement, nous irions bien mieux sans elle".


La Chine avait suspendu provisoirement en décembre 2018 les surtaxes visant les voitures en signe de bonne volonté dans ses négociations commerciales avec l'administration de Donald Trump, et annoncé en avril que ces taxes ne seraient pas réimposées dans l'immédiat. Le pays va aussi rétablir la taxation d'automobiles et de pièces détachées d'origine américaine.

La guerre commerciale entre les deux premières économies du monde crée énormément d'incertitude dans le monde entier, au point de peser sur la croissance à un moment ou l'Europe est fragilisée sous le double coup de crises politiques en Italie et au Royaume-Uni et d'une Allemagne au bord de la récession.

La Chambre de commerce américaine a lancé un appel au calme. "Nous ne voulons pas d'une nouvelle détérioration des relations sino-américaines", explique t-elle dans un communiqué, qui souligne que "40 ans de relations commerciales entre nos deux pays ont été pour l'essentiel productives, constructives et mutuellement bénéfiques".

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