De faibles écarts en fin de matinée — Wall Street

De faibles écarts en fin de matinée — Wall Street

Les marchés, qui attendent la confirmation de leurs anticipations sur des baisses de taux comme le président, vigoureux partisan d'une forte réduction du coût du crédit, vont en analyser le moindre mot.

Le principal rendez-vous de la journée sera la publication, à 18h00 GMT, des "minutes" de la dernière réunion de la Fed à l'issue de laquelle la banque centrale américaine avait baissé ses taux pour la première fois depuis la crise financière de 2008.

Mais le président reproche à la Banque centrale d'avoir remonté fin 2018 les taux trop vite et provoqué un renforcement du dollar ce qui handicape les Etats-Unis en pleine guerre commerciale.

Le seul problème qu'on a, c'est Jay Powell et la Fed.

Il s'efforce d'accompagner la faible inflation et de prolonger la plus longue croissance américaine de l'histoire moderne en accordant ce qu'il a appelé un "ajustement de milieu de cycle" sans promettre "une série de baisses" des taux.

"Il n'y rien de nouveau qui justifie un rebond", mais "le marché suit par sympathie" la bonne tenue de Wall Street encouragée par "quelques résultats d'entreprises plutôt positifs, qui ont montré que la force du consommateur américain était toujours là", explique Marco Bruzzo, directeur général délégué chez Mirabaud AM. ", lance-t-il encore alors que la Banque centrale se réunit dans trois semaines pour décider de sa politique monétaire".


Esther George, la présidente de la Fed de Kansas City, hôte du forum de Jackson Hole qui a voté contre la décision de réduire les taux en juillet, a paru camper sur ses positions jeudi.

Elle a admis que les perspectives économiques américaines présentaient des risques à la baisse avec "l'affaiblissement de la croissance mondiale et le degré d'incertitude lié aux questions commerciales". Mais elle conserve une projection de croissance de 2%: "Je pense qu'une croissance de 2% est encore possible", a-t-elle assuré. Ceci a permis aux investisseurs de faire peu de cas d'une nouvelle inversion de la courbe des taux US, pourtant signe avant-coureur de récession.

" Cela se passe bien avec la Chine".

Le phénomène, qui voit les taux à long terme devenir moins chers que les taux à court terme, reflète une ruée des investisseurs vers les bons américains considérés comme une valeur refuge vu les perspectives de ralentissement dans le monde.

Wall Street a débuté en ordre dispersé jeudi dans un marché étroit en attendant l'intervention du président de la Réserve fédérale demain à Jackson Hole.

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