Le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 octobre — Brexit

Le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 octobre — Brexit

Le président du Conseil européen Donald Tusk estime que la proposition présentée lundi par Boris Johnson ne constitue pas " une solution réaliste " à la clause de sauvegarde telle qu'elle a été approuvée en novembre par les négociateurs britanniques et européens sur le Brexit. Dans une lettre adressée à Donald Tusk, il propose donc de remplacer le filet de sécurité par "l'engagement à mettre en oeuvre des dispositions alternatives d'ici la fin de la période de transition".

Il a été imaginé à la fois pour préserver les accords de paix de 1998, qui ont mis fin à trois décennies de violence, et l'intégrité du marché unique européen. Le président du Conseil a répondu.

"Le backstop est une garantie pour éviter une frontière dure sur l'île d'Irlande, à moins qu'une solution de rechange ne soit trouvée", a répondu Donald Tusk à Boris Johnson ce mardi sur Twitter. Ceux qui sont contre le " backstop " et qui ne proposent pas d'alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d'une frontière.

Boris Johnson devrait rencontrer cette semaine le chef d'Etat français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, à Paris et à Berlin pour parler du Brexit, selon des sources diplomatiques. "Même s'ils ne l'admettent pas", a-t-il cinglé, sans nommer explicitement Boris Johnson.

La Commission européenne a aussi condamné la proposition de Londres, qui évoque sans plus de détails dans sa lettre des "arrangements alternatifs", en lieu et place du "backstop".


La lettre ne fournit pas de solution opérationnelle légale pour empêcher le retour d'une frontière physique sur l'île d'Irlande, a déclaré Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission européenne, lors d'un point de presse.

En outre, la position de Londres intervient après une série de mesures annoncées par Bruxelles concernant le concept de libre-circulation entre l'UE et le Royaume-Uni, en cas de Brexit sans accord.

Comme le rapporte Reuters le 19 août, le gouvernement britannique a annoncé qu'il pourrait "immédiatement mettre fin aux règles de la liberté de circulation de l'Union européenne (UE)" à la date prévue du Brexit, le 31 octobre. Lundi, une bombe a explosé à Newtownbutler en Irlande du Nord, près de la frontière avec l'Irlande. Boris Johnson affirme dans sa lettre que son "gouvernement travaillera avec énergie et détermination à trouver un accord, c'est notre plus haute priorité".

Les brexiters font valoir que cela va entraver pendant des années la capacité du Royaume-Uni à conclure des accords commerciaux et que cela empiète sur sa souveraineté. Un engagement que n'a pas manqué de noter mardi la Commission européenne, alors que les conséquences d'un saut dans le vide sont aussi redoutées de l'autre côté de la Manche.

Articles Liés