Le nouveau ministre des Finances s'engage à stabiliser le peso — Argentine

Le nouveau ministre des Finances s'engage à stabiliser le peso — Argentine

Hernan Lacunza, ancien directeur de la Banque centrale entre 2005 et 2010, a succédé mardi à Nicolas Dujovne, au gouvernement depuis janvier 2017 et qui avait annoncé sa démission samedi. Deux crises monétaires successives en 2018 ont fait perdre 50% de sa valeur au peso argentin.

"Permettre une plus grande volatilité" du peso "ne ferait qu'ajouter de l'incertitude et des pressions inflationnistes", a insisté le nouveau ministre.

Dans la foulée, la monnaie argentine s'est cependant à nouveau dépréciée, se négociant lors des premiers échanges mardi à 58,88 pesos pour un dollar, soit une baisse de 1,29%.

Le FMI a indiqué mardi "surveiller de près" la situation monétaire et financière en Argentine et compte envoyer une mission à Buenos Aires "bientôt".


"Nous avons de nombreux arguments pour aller de l'avant, pour garantir la tranquillité des Argentins et pour léguer au prochain gouvernement (qui prendra ses fonctions le 10 décembre) une plate-forme cohérente et solide pour relancer la croissance", a déclaré le ministre.

Peu après la déclaration du ministre des Finances, le président de la Banque centrale, Guido Sandleris, a ratifié l'objectif de stabilité du marché des changes. "La Banque centrale continuera de mener une politique monétaire restrictive" pour lutter contre l'inflation qui a atteint 25% entre janvier et juillet, a-t-il ajouté.

Sous pression, le président Macri a annoncé mercredi une série de mesures pour " donner un coup de pouce " au pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires et tenter de combler son retard avant le scrutin présidentiel du 27 octobre: hausse du salaire minimum, primes ponctuelles, réductions d'impôts et gel des prix de l'essence durant trois mois. Lors des primaires de son parti, les électeurs lui ont préféré Alberto Fernandez, un péroniste modéré devenu le favori de la présidentielle et sa colistière Cristina Kirchner, l'ancienne présidente de centre-gauche inculpée dans plusieurs affaires de corruption.

L'Argentine a connu une semaine de turbulences économiques considérables après la défaite de M. Macri aux élections primaires du 11 août, notamment la dévaluation du peso, un mini-krach boursier national et une chute du cours des entreprises argentines cotées à Wall Street. L'inflation annualisée de 55% est l'une des plus élevées au monde.

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