G7: Interpellation de cinq personnes soupçonnées d'avoir ciblé les forces de l'ordre

G7: Interpellation de cinq personnes soupçonnées d'avoir ciblé les forces de l'ordre

Aux plaintes des commerçants de la ville, et à l'existence du mouvement d'altermondialistes contre le G7, qui ont déjà commencé à se rassembler et qui prévoient d'organiser une manifestation à Hendaye samedi en même temps que l'ouverture du sommet, s'est rajoutée l'arrestation de cinq individus ce lundi, qui appelaient à s'attaquer au lieu d'hébergement où étaient amenés à résider des gendarmes. Les interpellations, réalisées avec le concours des policiers du renseignement territorial, ont eu lieu à plusieurs endroits: de l'Ille-et-Vilaine à Marseille en passant par Tours. Le parquet de Tours n'a pas souhaité faire de commentaires, précisant simplement que " les gardes à vue et l'enquête sont toujours en cours ".

Les cinq personnes interpellées sont issues de la mouvance anarcho-autonome.

L'enquête est partie d'un message publié par une femme, domiciliée dans les Landes et qui figure parmi les personnes interpellées, désignant un hôtel réservé par les forces de l'ordre mobilisées pour le sommet. Elle a été remise en liberté mardi midi.

Parmi les interpellés lundi, une personne a déjà été condamnée pour des violences lors d'une manifestation, selon la source proche de l'enquête.


Ces arrestations interviennent dans un contexte sécuritaire tendu à l'approche du sommet, qui se tient du 24 au 26 août à Biarritz, et sur lequel pèsent plusieurs menaces, notamment de " groupes violents ".

En visite à Biarritz, le ministre de l'Intérieur a fait savoir que la police serait discrète mais efficace: "Nous ne tolérerons aucun débordement".

Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner est à Biarritz ce mardi pour dévoiler le dispositif de sécurité mis en place lors du sommet du G7, qui s'ouvre samedi dans la station balnéaire de la côte basque, dont le centre-ville sera fermé aux automobilistes et aux piétons sans accréditation. S'agissant de la tenue du contre-sommet à Irun et Hendaye, il a indiqué qu'"il devait pouvoir se tenir librement (.) Il n'est pas question d'empêcher la libre expression non violente des opinions".

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