Sida : 770.000 morts dans le monde en 2018

Sida : 770.000 morts dans le monde en 2018

Le dernier rapport de l'Onu Sida a fait état, dans le monde, de 770 000 personnes mortes du VIH Sida en 2018. En préambule, l'instance pointe du doigt un ralentissement global des progrès en matière de réduction des nouvelles infections au VIH, du nombre de décès liés au sida et de l'élargissement de l'accès au traitement. Et, en Afrique, qui demeure la zone géographique la plus touchée par la pandémie, seul le Kenya en Afrique subsaharienne a adopté la PrEP dans le cadre d'un programme national public ambitieux, avec environ 30000 personnes ayant utilisé la PrEP en 2018.

En 2018, 37,9 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont 18,8 millions de femmes. Par ailleurs, plus de trois séropositifs sur cinq dans le monde suivent des traitements antirétroviraux qui empêchent de transmettre le virus.

Mais en parallèle, pour certaines nations, la situation est moins brillante.

La mortalité liée au VIH sida a chuté d'un tiers depuis 2010. Toutefois, des disparités existent entre les régions du monde. " Le nombre de nouvelles contaminations a augmenté de façon préoccupante en Europe et l'Est et en Asie centrale (+29 %), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (+10 %) ainsi qu'en Amérique latine (+7 %) ", alerte l'ONUSIDA. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le nombre de décès liés au virus a augmenté de 9% depuis 2010.

Selon le rapport, les populations clés (consommateurs de drogues injectables, homosexuels et hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, transgenres, personnes faisant commerce du sexe et prisonniers) représentaient environ 95 % des nouvelles contaminations dans ces régions (54% au niveau mondial).


Comment expliquer ces chiffres?

Toutefois, derrière ces données, se cache une réalité bien plus contrastée.

- Des objectifs difficiles à tenir Tous ces obstacles compromettent le but que s'est assigné l'ONU pour 2020: que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90 % de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci 90 % aient une charge virale indétectable. Pour la première fois, les ressources mondiales disponibles pour la lutte contre le SIDA ont considérablement diminué, perdant près d'un milliard de dollars. Pour atteindre les objectifs fixés de 90% sur ces trois critères à l'horizon 2020, il reste donc encore beaucoup de travail. En Afrique, plus d'un million de personnes ont attrapé la maladie: 800 000 en Afrique du Sud et de l'Est; 280 000 en Afrique du Centre et de l'Ouest. Laquelle a réussi à réduire les nouvelles contaminations à VIH de plus de 40 % et les décès liés au sida d'environ 40 % depuis 2010.

"Nous avons besoin de toute urgence d'un encadrement politique renforcé pour mettre fin au SIDA ", conclut Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l'ONUSIDA. "Il faut effectuer des investissements adéquats et judicieux, et regarder ce qui a fonctionné dans les pays".

Articles Liés