Une nouvelle thérapie prometteuse contre le cancer de la prostate

Une nouvelle thérapie prometteuse contre le cancer de la prostate

Des chercheurs américains ont présenté, samedi 1er juin à Chicago, les résultats de leur étude sur le cancer du sein lors de conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO). Le principe est simple: bloquer la communication des hormones naturelles masculines qui favorisent la prolifération des cellules cancéreuses. Ce nouveau traitement fonctionne en agissant sur les kinases dépendantes des cyclines (CDK), des enzymes qui jouent le rôle de moteur et d'interrupteurs du cycle cellulaire.

L'étude s'est concentrée sur des patientes souffrant d'un cancer du sein hormonodépendant, qui représente deux tiers de tous les cas de cancer du sein chez les femmes avant la ménopause, a expliqué à l'AFP l'auteure principale de ces travaux, Sara Hurvitz. Il les empêche donc de se multiplier. Les chercheurs ont fait la présentation des résultats d'un essai clinique mondial.

Autre avantage: le traitement est moins toxique pour l'organisme qu'une chimiothérapie classique.


Ces recherches montrent qu'ajouter un inhibiteur du cycle cellulaire, le ribociclib, au traitement permet de pousser le taux de survie jusqu'à 70 %, après trois ans et demi. "Ce sont des patientes qui ont tendance à être diagnostiquées plus tard, à un stade ultérieur de leur maladie, car nous ne disposons pas de modalités de dépistage optimales pour ce genre de cas, note la chercheuse. C'est ce qui nous rend si enthousiastes, car c'est une thérapie qui affecte vraiment un grand nombre de patients atteints d'une maladie avancée". On attend ensuite sept jours, le temps de permettre au corps de se remettre, puis le cycle recommence.

Pour mener à bien cette étude, Karim Fizazi s'est tourné vers des patients dont la tumeur avait été traitée par radiothérapie ou par chirurgie, mais qui se sont révélés résistants aux traitements hormonaux dès les premiers signes de rechute. L'effet indésirable le plus fréquent était la neutropénie (trouble hématologique), survenu chez 63,5 % des patientes (contre 4,5 % des patientes du groupe placebo). Jamie Bennett, porte-parole de Novartis, qui commercialise le médicament, a par ailleurs déclaré que le coût d'un cycle de traitement serait d'environ 12 500 dollars aux États-Unis.

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