Appel à la grève générale dans les services de l'AP-HP — Paris

Appel à la grève générale dans les services de l'AP-HP — Paris

Alors que plusieurs services d'urgences de l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris étaient toujours en grève illimitée jeudi, une grève générale de 24 heures a démarré ce vendredi. Les soignants en ont "ras-le-bol", a résumé pour l'AFP l'urgentiste et syndicaliste CGT Christophe Prudhomme. "On a eu une augmentation de 3% du passage dans les urgences annuellement à peu près, il y a des jours où on travaille à la chaîne et où ça en devient dangereux pour les malades", témoigne pour sa part Diane Abreu, infirmière à l'hôpital Saint-Antoine.

Conditions d'exercice dégradées, impossibilité de faire "son travail correctement", patients qui attendent des heures sur des brancards.

"Même chez nous, le ton monte, des parents s'en prennent aux soignants", abonde Laure, également en poste aux urgences pédiatriques de Necker. Les syndicats réclament 700 postes de plus et une prime de 300 euros pour les services d'urgences, elle correspondrait à la reconnaissance de la spécificité du travail des urgences.


"Je ne nie pas les problèmes de conditions de travail mais ce n'est pas ce qui a déclenché" le mouvement, a-t-elle dit, précisant que "les négociations sont en cours avec la direction de l'AP-HP".

Christophe Prudhomme a déploré que leur délégation n'ait pas été reçue ce vendredi par "Monsieur Hirsch (directeur de l'AP-HP) et madame Hidalgo, qui n'ont pas voulu interrompre le conseil de surveillance pour nous voir".

La ministre Agnès Buzyn, interrogée sur Public Sénat, a évoqué "une grève (des urgences) qui a lieu dans quelques hôpitaux, liée à des problèmes de sécurité, (consécutive) à quelques agressions".

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