Trump compare les propos d'une élue musulmane aux attentats du 11-Septembre

Trump compare les propos d'une élue musulmane aux attentats du 11-Septembre

" Depuis le tweet du président, j'ai reçu plus de menaces de mort directes - la plupart faisant explicitement référence ou répondant à la vidéo " du locataire de la Maison Blanche, a ainsi écrit l'élue musulmane au Congrès Ilhan Omar sur Twitter.

S'exprimant en mars dernier devant le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), la représentante du Minnesota à la Chambre basse avait alors estimé que l'organisation avait été fondée après les attentats du 11-Septembre " parce qu'ils reconnaissaient que certaines personnes avaient fait quelque chose et que chacun d'entre nous commençait (de ce fait) à perdre accès à nos libertés citoyennes ". Nous ne pouvons plus ignorer qu'ils sont encouragés par celui qui occupe le bureau le plus puissant du pays", a-t-elle poursuivi, avant de conclure: " la violente rhétorique et toute forme de discours haineux n'ont pas de place dans notre société, encore moins de la bouche du commandant en chef de notre pays. Nous sommes tous Américains. La vie d'Ilhan Omar est en danger.

Des conservateurs ont accusé Ilhan Omar de minimiser, par sa formulation, l'attaque la plus meurtrière sur le sol américain.

" Les mots du président pèsent énormément et sa rhétorique haineuse et incendiaire crée un véritable danger ", a tonné Nancy Pelosi dimanche, dans un communiqué, exhortant le président à " retirer sa vidéo dangereuse et irrespectueuse ".

"Le président incite à la violence contre un membre du Congrès en exercice et un groupe entier d'Américains en fonction de leur religion". Le journal faisait état de pressions de la Maison-Blanche sur les services américains chargés de l'immigration pour relâcher des clandestins dans les rues de "villes sanctuaires", un moyen pour le gouvernement de cibler les adversaires politiques de M. Trump. "C'est répugnant. C'est scandaleux", a tweeté Elizabeth Warren, l'une des candidates à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020.


"Cette option est sur la table", a précisé dans une interview à la chaîne ABC, Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, interrogée sur la possibilité de transférer des immigrés ayant traversé illégalement la frontière mexicaine et arrêtés, vers ces villes, souvent dirigées par des démocrates.

Sarah Sanders semblait faire ici référence à une autre polémique impliquant Ilhan Omar après de récents commentaires sur Israël jugés antisémites par de nombreux élus, y compris dans le camp démocrate.

"Merci de vous tenir à mes côtés - contre une administration qui cherche à bannir les musulmans de notre pays - dans le combat pour l'Amérique que nous méritons", avait réagi samedi sur Twitter Ilhan Omar, à la suite de la vidéo postée par le président républicain. "Personne - peu importe à quel point il est corrompu, incompétent ou vicieux - ne peut menacer mon amour inconditionnel pour l'Amérique".

Les allégations d'Ilhan Omar sont par ailleurs erronées: le CAIR a été fondé en 1994 et non après les attaques du 11 septembre 2001. Selon son porte-parole, elle s'est mal exprimée et voulait dire que l'organisation avait vu ses effectifs doubler après ce tragique événement, souligne le Washington Post.

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