Déjà 120 morts à Tripoli, les soignants visés

Déjà 120 morts à Tripoli, les soignants visés

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a reçu ce dimanche au Caire le maréchal Khalifa Haftar, dont les forces tiennent l'est de la Libye et cherchent à prendre Tripoli, a annoncé un porte-parole du chef de l'État, sans plus de précisions.

Tripoli, Libye, 13 avril (Infosplusgabon) - L'opération militaire menée par l'Armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Hafter contre la région Ouest du pays et la capitale Tripoli ayant attisé la tension dans le pays entraînant le report de la Conférence nationale prévue du 14 au 17 avril courant pour mettre en place un calendrier électorale mettant fin à la transition politique, a constitué le principal sujet traité par les journaux libyens cette semaine. L'objectif de cette rencontre était, selon des médias officiels, de discuter des "derniers développements en Libye".

Des combats violents opposent vendredi les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale aux hommes du maréchal Haftar dans la banlieue sud de Tripoli, où les affrontements ont fait des dizaines de morts et des milliers de déplacés.

Le journal a, par contre, indiqué que sur le terrain, les échanges de tirs d'armes légères et lourdes se sont poursuivis sur l'axe traditionnel, au Sud de la capitale Tripoli (aéroport de Tripoli, Gasr Ben Ghashir, Wadi Al-Rabi, Aïn Zara et Khallet al-Fourjan), sans informations précises sur les affrontements qui ont lieu à Gharyan, loin de la capitale. Deux ambulances ont été prises pour cibles samedi, portant à huit le nombre de véhicules du personnel médical touchés depuis le début des combats. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU a, de son côté, fait état de 13 500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d'accueil.

Dimanche, la mission de l'ONU en Libye (Manul) a rappelé que " le droit humanitaire international interdit formellement de bombarder des écoles, des hôpitaux, des ambulances et des zones civiles ".


Les organisations internationales craignent de leur côté que les civiles ne fassent une nouvelle fois les frais de violences, dans ce pays qui est plongé dans le chaos depuis la chute du régime Kadhafi en 2011. En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s'accusent mutuellement de viser des civils. "A ce moment là, les forces qui défendent la capitale arrêteront" les combats, a-t-il dit.

Un nouveau porte-parole du GNA, Mohanad Younes, a de son côté annoncé que les forces loyales à cet exécutif se préparent à passer de la "phase défensive à l'offensive".

"Nous espérons que le Conseil de sécurité de l'ONU parviendra à arrêter la force qui attaque la capitale et de convaincre les pays qui la soutiennent de changer de position", a t-il ajouté.

"Dans un communiqué, il a " démenti fermement " ces " allégations ", estimant que l'attaque de l'ANL contre la capitale " encouragera et ouvrira la voie aux cellules terroristes dormantes " pour s'attaquer aux Libyens " dans toutes les régions et sans distinction ".

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