Airbus: l'UE "est prête à riposter" face à Washington (Le Maire)

Airbus: l'UE

"Ce n'est pas gagné", a ajouté la source, évoquant une "situation compliquée".

M. Le Maire avait auparavant rencontré son homologue américain Steven Mnuchin dans une ambiance plus détendue.

Plus tôt cette semaine, le président américain Donald Trump avait déclaré que de nouveaux droits de douane seraient imposés aux produits européens en réponse aux subventions accordées à Airbus. Le ministre français comptait au cours de cette visite expliquer son intention à l'administration américaine selon laquelle l'Europe ne se laisserait pas faire sur Airbus.

Les Etats-Unis et l'Union européenne s'accusent mutuellement depuis près de 15 ans devant l'OMC d'aides publiques illégales au bénéfice de leurs constructeurs d'avions respectifs.

La Commission européenne devrait envoyer aux États membres vendredi 12 avril une liste des produits américains qui pourraient être affectés par de nouveaux droits de douane.


Ces mesures européennes s'inscriraient dans le cadre de la plainte de l'UE auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant les subventions à Boeing.

Mais il reviendra à un arbitre désigné par l'OMC de déterminer "le montant des droits de rétorsion", qui sera moins important que ces 20 milliards, ont-elles expliqué.

Malgré l'estimation initiale d'environ 11 milliards d'euros, la liste des produits susceptibles de faire l'objet de sanctions dressée par les États-Unis s'élevait finalement à environ 19 milliards de dollars, dont environ 10 milliards pour les produits agroalimentaires, 4,5 milliards pour les produits industriels et environ 3,5 milliards pour les avions et pièces détachées.

Le constructeur aéronautique Boeing continue de bénéficier de subventions américaines, même si Washington affirme le contraire, a annoncé l'Union européenne hier (25 septembre). "Sur la base des conclusions de l'OMC, il me semble que la voix de la sagesse, c'est de trouver un accord à l'amiable entre les Etats-Unis et l'Europe sur un règlement définitif du cas Airbus/Boeing", a-t-il ajouté, relevant que le dossier durait depuis bien trop longtemps.

La position américaine est soutenue par Boeing, fragilisé par les problèmes de son avion vedette, le 737 MAX, cloué au sol pour une durée indéterminée après deux accidents mortels.

Articles Liés