Prix de l'électricité : deux associations écrivent à Macron pour empêcher la hausse

Prix de l'électricité : deux associations écrivent à Macron pour empêcher la hausse

Deux associations de consommateurs, CLCV et UFC-Que Choisir s'opposent à la possible prochaine hausse des tarifs réglementés de l'électricité et ont adressé une lettre ouverte au Président français.

En outre, la CLCV et l'UFC-Que choisir trouvent que cette possible hausse ne correspond pas à la couverture des coûts de fourniture d'électricité par EDF et qu'elle "permettrait à EDF et aux opérateurs alternatifs d'augmenter indûment leur prix avec notamment une croissance de 87% de la marge de l'opérateur historique", ajoute le site Internet de l'UFC-Que choisir.

Durant l'hiver, le gouvernement avait décidé de geler le tarif de l'électricité, afin de répondre à la colère des gilets jaunes. Elles reprennent à leur compte l'analyse " précise et documentée " de l'Autorité de la concurrence qui " a très sévèrement contesté la méthode suivie par la CRE pour élaborer sa proposition de hausse tarifaire, en soulignant sa déconnexion avec les règles de calcul posées par la loi.


"Le présent courriel vise à lancer l'alerte: en guise de conclusion du Grand débat, les consommateurs n'accepteront pas une hausse de 6% de leur facture d'électricité qui contrevient à la vérité des coûts", concluent ces deux associations. Et d'ajouter: " Cette augmentation priverait en conséquence les consommateurs du plein bénéfice de la compétitivité du parc nucléaire historique. Par ailleurs, et alors que la consommation d'électricité est bien souvent contrainte, le niveau massif de la fiscalité qui lui est appliquée (près de 40 % de taxes et contributions sur le prix total) doit être remis en cause.

Elles ont donc décider d'écrire une lettre ouverte au Président de la République, Emmanuel Macron pour qu'il agisse en empêchant cette augmentation des prix. A défaut, en cas de validation par le Gouvernement de la hausse de 5,9 % demandée par la CRE, nos associations ne manqueront pas de saisir le Conseil d'Etat pour en obtenir l'invalidation.

Articles Liés