Brexit : un report, cinq questions

Brexit : un report, cinq questions

Le Conseil "réaffirme que l'accord de retrait ne peut être renégocié", pourtant, les députés britanniques ont rejeté cet accord de retrait trois fois de suite. Le président français, lui, n'était pas favorable à un report aussi long, qui n'aurait pas été "logique", selon lui.

Le Brexit étant reporté au-delà du 22 mai, le Royaume-Uni participera aux élections européennes. Theresa May souhaitait elle un report au 30 juin.

Malgré le report de la date butoir au 31 octobre pour une validation des députés britanniques sur l'accord de Brexit, le Royaume-Uni a toujours la possibilité de quitter l'Union européenne avant les élections.

Le Brexit aura un impact sur la composition du Parlement européen.


Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États membres sont parvenus à un accord, au cours d'un Conseil européen extraordinaire et après plusieurs heures d'intenses négociations. Elle vise à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande entre le nord, province britannique, et le sud, membre de l'UE, en prévoyant le maintien de tout le Royaume-uni dans l'Union douanière si une autre solution n'est pas trouvée.

Plus généralement, il juge que "sans (les Britanniques), l'Union serait aujourd'hui beaucoup plus loin, beaucoup plus forte, beaucoup plus unie", car ces "héritiers d'un immense empire et vainqueurs incontestés de deux guerres mondiales (.), n'ont jamais dépassé leur nationalisme et la géopolitique qui en découle", et leur action n'a souvent "visé qu'au ralentissement de la construction européenne, conformément à ce qu'ils jugeaient être leur intérêt". Ils enverraient ainsi des députés au Parlement européen, donnant à cette affaire du Brexit un tour un peu plus surréaliste encore.

Mais contrairement à ce que désirait Mme May, à savoir une prolongation de l'article 50 jusqu'au 30 juin, les Vingt-Sept se sont entendus sur une "extension flexible" ("flextension" pour reprendre le nouveau mot-valise consacré) jusqu'au 31 octobre 2019.

"Si le Royaume-Uni est encore membre de l'UE entre le 23 et le 26 mai 2019 et qu'il n'a pas ratifié l'accord de retrait d'ici au 22 mai 2019, il sera tenu de procéder aux élections au Parlement européen conformément au droit de l'UE", ont souligné les leaders européens, notant que si Londres "ne respecte pas cette obligation, le retrait interviendra le 1er juin 2019". Elle a dans ce but entamé la semaine dernière des discussions avec le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn. L'option d'un référendum a timidement été évoquée par le Parti travailliste lors de ses discussions avec le gouvernement, mais celui-ci a répété qu'il s'y opposait.

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