Carlos Ghosn accuse des dirigeants de Nissan de "trahison"

Carlos Ghosn accuse des dirigeants de Nissan de

"Ce n'est pas une histoire de cupidité, de dictature d'un homme".

" Le premier message est que je suis innocent ", affirme Carlos Ghosn dans le document filmé la veille de son arrestation. Ce n'est pas nouveau, vous l'avez déjà entendu de moi: "je suis innocent de toutes les accusations portées contre moi", martèle Carlos Ghosn en préambule de la vidéo diffusée pendant une conférence de presse de son avocat. Il devait toutefois révéler des noms mais ses propos ont été coupés au montage, sur demande de ses avocats.

Son principal defensseur, Junichiro Hironaka a par ailleurs annoncé son intention de déposer mercredi, un recours devant le Cour suprême afin d' obtenir la remise en liberté de son client.

"Il est clair que M. Ghosn ne peut pas détruire de preuves ni s'enfuir, c'est pour cela qu'il avait été libéré sous caution (le 6 mars), donc on ne peut pas dire que cela a changé et l'arrêter sous ce prétexte", a plaidé Me Hironaka.

"Quand il a compris qu'il allait être arrêté, il a enregistré une interview par Skype pour TF1 et LCI", avait raconté Carole Ghosn à nos confrères du Journal du dimanche.

"Des dirigeants de Nissan ont joué des jeux malsains", estime l'ex-patron qui a perdu tous ses mandats.


Selon lui, ces derniers auraient pris peur face au projet de fusion entre leur marque et Renault: "Il y avait une peur sur la prochaine étape de l'Alliance en terme de fusion, qui faisait peur à des personnes de Nissan". Il a dit refuser "d'imiter les mauvaises méthodes de Nissan et du bureau du procureur qui font fuiter des noms dans la presse".

"Je suis le défenseur le plus féroce de l'autonomie de Nissan, explique Carlos Ghosn". Il dort désormais dans le centre de détention de Kosuge, au nord de la capitale japonaise.

Cette fois, le parquet le soupçonne d'avoir transféré des fonds de Nissan à une société "de facto contrôlée par lui", via un distributeur de véhicules du constructeur japonais à l'étranger.

L'épouse de l'ancien patron de Renault, dont la garde à vue a été prolongée jusqu'au 14 avril au moins, a quitté le Japon après l'arrestation.

Selon une source diplomatique officielle française auprès de Franceinfo, Carole Ghosn "a bénéficié de la protection consulaire à laquelle son mari a droit, comme tout citoyen français et ce même si elle-même ne détient pas elle-même de passeport français". "Ce sont les avocats qui l'ont, elle sera diffusée bientôt".

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