La baisse des impôts, une "réalité" — Gérald Darmanin

La baisse des impôts, une

Pour financer les mesures, il privilégie une remise à plat des niches fiscales et crédits d'impôt. "Dans un long entretien accordé au Journal du dimanche, Gérald Darmanin réaffirme son ambition de rétablir les comptes publics afin de poursuivre les baisses d'impôts". "Mais le verbe qu'il faut conjuguer quand on touche aux impôts, c'est le verbe baisser", poursuit le ministre.

Interrogé sur la possibilité de rendre l'impôt sur le revenu plus progressif, conformément à une demande populaire au sein du mouvement des "gilets jaunes", Gérald Darmanin a indiqué qu'il s'agissait d'une "piste parmi d'autres comme la suppression de la redevance audiovisuelle, la baisse des impôts de production pour les entreprises ou des droits de succession". "Il n'y a pas 50 options: soit on fait plus d'économies, soit on travaille davantage", analyse le ministre. "Tout est sur la table". Mais, selon lui, " ce qui mine la progressivité de l'impôt sur le revenu, c'est l'optimisation fiscale que la multiplicité des niches fiscales rend possible. "Or, elles ne sont pas toutes utiles ni justes".

Concernant l'impôt pour tous, Gérald Darmanin n'a pas peur de dire qu'il est contre.

De même, ce dernier n'est pas favorable à une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité qui ne constitue pas le "meilleur moyen de soutenir le pouvoir d'achat", selon lui. Pour lui, faire payer l'impôt sur le revenu à ceux qui sont au RSA ne reviendrait pas à une baisse d'impôt, mais bien à une hausse et serait ainsi contraire au plan de route d'Emmanuel Macron d'aider les plus démunis. "Ce n'est pas l'idée la plus facile à mettre en oeuvre, ni le meilleur moyen de soutenir le pouvoir d'achat", explique-t-il. "C'est souvent ce qu'on a observé par le passé", a-t-il ajouté".


"Mais le ministre a estimé qu'il ne fallait pas toucher à la déduction pour les emplois à domicile".

C'est l'une des revendications les plus récurrentes chez les " gilets jaunes", qui défilent chaque samedi depuis près de six mois.

Récurrente lors des réunions sur le " grand débat", plébiscitée par 90 % des Français dans un sondage Ifop publié par le JDD ce dimanche, la proposition d'une TVA à 0 % sur les produits de première nécessité avait été récemment relancée par Xavier Bertrand, le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France. C'est d'ailleurs la mesure fiscale la plus consensuelle, devant la suppression de la redevance audiovisuelle (85%), le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (77%) ou la création de tranches d'imposition supplémentaires afin de rendre l'impôt sur le revenu plus progressif (76%).

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