16 morts dans l'attaque d'une base de l'armée — Mali

16 morts dans l'attaque d'une base de l'armée — Mali

Le camp de Dioura a été attaqué par un commando arrivé à moto et à bord de véhicules et "plusieurs militaires ont été tués et portés disparus", selon une source militaire malienne.

Le chef de la mission de l'ONU au Mali, Mahammad Saleh Annadif, a condamné une attaque ayant engendré "de lourdes pertes". Dimanche 17 mars, des dizaines d'hommes armés ont pris d'assaut le camp militaire de Dioura, tuant 21 militaires maliens, rapporte Radio France internationale. Le " bilan provisoire est de 21 corps découverts", a confirmé une source militaire malienne. Huit militaires au moins ont été tués. Les combats auraient duré plusieurs heures jusqu'à ce que l'armée malienne reprenne le contrôle du camp militaire. L'opposition exhorte le président Ibrahim Boubacar Keïta à "prendre les mesures d'urgence qui s'imposent". Proche du chef djihadiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, il avait rejoint, en 2012, la coalition des groupes armés qui s'opposent aux troupes régulières maliennes. Une association peule et des proches avaient dénoncé des " exécutions sommaires ".

Malgré la Minusma, une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences jihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, selon l'ONU.


Mais il est "vraisemblable" qu'il soit toujours en vie, a concédé l'état-major français, après l'apparition récente dans une vidéo d'un homme présenté comme Amadou Koufa.

Six militaires maliens ont été tués mardi: leurs véhicules ont sauté sur une mine dans la région de Mopti. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le Sud et le phénomène déborde sur les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

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