Quand les enfants rappellent les adultes à leur devoir — Grève du climat

Quand les enfants rappellent les adultes à leur devoir — Grève du climat

Ils ont répondu en masse à l'appel de Greta Thunberg, 15 ans, qui tous les vendredis matin manifeste devant le parlement suédois avec son panneau "grève scolaire pour le climat".

Des centaines d'étudiants rassemblés en Nouvelle-Zélande ont lancé la journée de "grève de l'école pour le climat" vendredi destinée à sensibiliser les responsables politique au changement climatique, et pour laquelle les organisateurs tablent sur plus de mille manifestations dans une centaine de pays à travers la planète.

Greta Thunberg, Suédoise de 16 ans, égérie de la lutte contre les dérèglements climatiques.

"Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!" explique l'appel publié sur Facebook.

La liste affichée sur le site internet de son mouvement, FridaysforFuture, avait ensuite dépassé 2000 lieux, avec l'Italie, la France et l'Allemagne en tête de peloton.


À Sydney, Charles Rickwood, 18 ans, pointait le danger couru par la Grande Barrière de corail: "Si la tendance se poursuit, on va avoir une hausse de 1° C ou 2° C dans l'océan, cela deviendra insoutenable". La démarche devrait s'accompagner de débats organisés dans les lycées à l'initiative du ministre Jean-Michel Blanquer. A savoir des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à un maximum de 2°C supplémentaire par rapport à l'ère pré-industrielle, comme prévu par l'Accord de Paris. Parmi les manifestants, élèves et étudiants, devenus coutumiers des rassemblements pour le climat, côtoient cette fois-ci leurs aînés, rassemblés sous les étendards des mouvements "Grands-Parents pour le climat", "Teachers for Climate", ou encore des associations de la société civile comme le CNCD.11.11.11, Greenpeace, Natagora, Amnesty International, etc. "Surtout quand il y sont encouragés par des activistes politiques verts ".

A Lyon, 12.000 manifestants selon la préfecture - lycéens pour la plupart, avec des collégiens et des étudiants - ont défilé, comme ailleurs, sous une forêt de pancartes.

Les grévistes ont aussi reçu des soutiens appuyés, comme celui de maires de grandes villes, du président italien ou de la Première ministre néo-zélandaise. "Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix", avait dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement. Trop souvent, nous affirmons qu'il faut être en âge de voter pour avoir une influence.

"Emmenez avec vous autant de gens que vous le pouvez parce que nous ne pourrons pas atteindre nos objectifs seuls ", avait-elle ajouté dans un communiqué. "Nous ne l'accepterons pas", a-t-elle prévenu, alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent à grimper, plaçant la planète sur une trajectoire de plus de 3 °C aux conséquences catastrophiques.

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