Theresa May tente une dernière chance — Brexit

Theresa May tente une dernière chance — Brexit

Ce vote aura lieu jeudi 14 mars et, s'il passe, devra ensuite être approuvé par l'Union européenne.

" Nous maintiendrons la pression en faveur d'un vote populaire sur l'accord final de Brexit".

Enfin, le leader du Labour, Jeremy Corbyn, a déposé un amendement prévoyant que Mme May demande aux dirigeants de l'UE un report du Brexit pour "donner au Parlement le temps de trouver une majorité pour une approche différente".

Une prise de position qui a immédiatement déclenché un déluge de commentaires assassins sur les réseaux sociaux, signe des passions que suscitent le Brexit au Royaume-Uni: "traître", "vendu", "bas de plafond", peut-on lire parmi d'autres amabilités postées sur Twitter. Avec le risque de voir le pays plus ingouvernable qu'il ne l'est déjà, et une partie des citoyens se sentir trahis par le non-respect de leur vote de 2016. "Mon gouvernement est prêt à négocier un grand accord commercial avec le Royaume-Uni".

Ce scénario redouté par les milieux économiques causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE.


Theresa May, la Première ministre britannique.

"Et c'est cette question là qui se pose avant même une décision sur une éventuelle extension".

L'amendement "I", soumis par le Parti travailliste, préconisant que le Parlement puisse reprendre la main sur le Brexit et procéder à des votes indicatifs sur une série d'options, a également été rejeté d'une courte tête, par 314 votes contre 312. Avant de demander à la Chambre des Communes ce qu'elle envisage désormais: "Révoquer l'article 50 (qui a lancé le processus de divorce, ndlr)? Ou partir avec un accord, mais pas cet accord?" Après un premier rejet historique en janvier dernier, ce deuxième retentissement dans les négociations de longue haleine sur le Brexit laisse apparaître le spectre d'une sortie sans accord. L'Union européenne serait "prête à envisager" l'octroi d'un délai si le Royaume-Uni présentait une requête "motivée", a fait savoir la Commission européenne. Un texte qui cependant ne contraint pas le gouvernement de Theresa May et ne garantit en aucun cas qu'une sortie sans accord finisse par se produire.

"Si des membres du gouvernent sont autorisés à ignorer les instructions du gouvernement (.) il n'y a plus de gouvernement pour longtemps", a jugé la chef du service politique de la BBC Laura Kuenssberg. Malgré deux échecs cuisants, elle propose de leur soumettre à nouveau son accord négocié avec Bruxelles, d'ici le 20 mars.

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