Le Royaume-Uni ne quittera pas l’Union européenne le 29 mars — Brexit

Le Royaume-Uni ne quittera pas l’Union européenne le 29 mars — Brexit

Après avoir rejeté l'accord sur le Brexit, conclu par la Première ministre avec l'Union Européenne le mardi 12 mars, les députés britanniques ont rejeté le lendemain la possibilité de sortir de l'UE sans accord. Ministre de l'Intérieur entre 2010 et 2016, avant d'accéder au poste de Première ministre, Theresa May est régulièrement tenue responsable des coupes dans les effectifs des forces de l'ordre, qui ont diminué de 21 600 personnes entre 2010 et 2018, selon les chiffres d'un rapport parlementaire publié en octobre.

Si cette option est rejetée, le Parlement votera à nouveau jeudi une proposition de report "limité" du Brexit.

Seulement, la démoniaque (ou stratège?) Theresa May a introduit deux articles complémentaires qui placent le Parlement devant ses responsabilités. Principale conséquence de ces résultats: les députés devaient s'exprimer ce jeudi soir sur le report ou non de la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Si l'accord est à nouveau recalé, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections européennes en mai, précise la motion.

Le scénario catastrophe. L'absence d'accord, ce que les Britanniques appellent le "no-deal", entraînerait un Brexit dur. Évoquant un "nuage d'incertitude qui plane au-dessus de notre économie", le ministre des Finances Philip Hammond a appelé les députés à trouver un "consensus".


Dans ce contexte incertain, l'institut officiel OBR a réduit à 1,2% sa prévision de croissance pour 2019.

L'Union se dit prête à reporter le Brexit si Londres présente une demande dûment motivée avant le 29 mars.

L'Union européenne a fait "tout ce qu'elle a pu" pour aider à l'approbation de l'accord de Brexit, a estimé le négociateur de l'UE pour le Brexit Michel Barnier.

Mais "prolonger cette négociation pour quoi faire?" Lors d'une conférence de presse à Nairobi (Kenya), Emmanuel Macron a réagi au vote de la veille, affirmant que "si un délai additionnel était demandé, il faudrait alors qu'on nous explique pourquoi faire". Après un premier rejet historique en janvier dernier, ce deuxième retentissement dans les négociations de longue haleine sur le Brexit laisse apparaître le spectre d'une sortie sans accord.

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