Une sortie "plus douce" pourrait être à l'étude — Brexit

Une sortie

"Pour le dire clairement: avec cette décision, nous nous rapprochons de plus en plus d'un scénario sans accord", a expliqué le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. C'est à cet instant que la Chambre des communes est tombée dans une autre dimension, difficile à saisir pour les non-habitués des contorsions parlementaires britanniques, mais aussi pour les spécialistes.

"Après que l'Union européenne a fourni des assurances additionnelles au Royaume-Uni, en décembre, janvier et mars, nous sommes arrivés au bout de la négociation sur les conditions du retrait", regrette l'Elysée, ajoutant: "Comme l'UE l'affirme de façon constante et répétée, l'accord de retrait n'est pas renégociable".

Du côté de l'Union européenne, Michel Barnier, a réagi sur Twitter. Organiser un deuxième référendum?

À l'issue d'une rencontre de dernière minute lundi soir à Strasbourg (est de la France) avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, Theresa May avait annoncé avoir obtenu des "changements légalement contraignants".

The Guardian souligne que cette décision "n'empêche pas définitivement un Brexit sans accord, les députés devant toujours accepter un accord, ou repousser voire révoquer l'invocation de l'article 50" du Traité de Lisbonne, qui permet à un pays membre de quitter l'Union européenne. "Mais ce vote met en avant l'état d'esprit à Westminster et la perte de contrôle du gouvernement sur le processus" du Brexit, analyse le journal britannique de centre gauche.


L'option du "no deal" (sans accord) est réclamée par les partisans d'une rupture nette avec l'Union européenne, qui y voient la promesse d'un Royaume-Uni florissant, capable de nouer des accords commerciaux ambitieux à travers le monde à compter du 29 mars. Son appel n'a pas convaincu. "L'accord a ainsi été assorti d'une " déclaration conjointe ", ainsi que d'un instrument contraignant sur l'usage du " filet de sécurité " ou " backstop " visant à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande du Nord. "Nous souhaitons maintenir des relations économiques fortes et une coopération sécuritaire avec le Royaume-Uni". "C'est merveilleux, c'est un pas de plus vers un maintien dans l'UE", a déclaré à l'AFP Nina Hawl, 82 ans. Les députés devaient se prononcer sur une motion déposée par le gouvernement proposant d'écarter une sortie sans accord le 29 mars, date officielle du Brexit.

Face à l'hostilité manifestée par le reste des représentants anglais, il semble très peu probable que cette option soit volontairement choisie par la Chambre des communes lors du vote de ce soir, bien que la possibilité d'un no deal accidentel ne soit pas écartée.

" Laissez-moi être claire: cette prolongation, courte, technique, ne sera probablement offerte que si un accord est convenu", a indiqué la cheffe du gouvernement britannique. Les députés devront voter sur une motion fixant à mercredi prochain la date limite pour la validation d'un nouvel accord sur le Brexit.

"S'il devait y avoir une demande motivée pour une extension, les 27 de l'UE seraient prêts à la considérer", a déclaré la porte-parole, Mina Andreeva.

Cox, ces ajouts réduisent certes "le risque" que le Royaume-Uni soit "indéfiniment et contre sa volonté" pris dans le "filet de sécurité" en clarifiant le mécanisme.

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