Une grève générale paralyse le pays — Belgique

Une grève générale paralyse le pays — Belgique

Le message du gestionnaire du contrôle aérien en Belgique posté mardi à 16h00 ne laisse aucun espoir aux passagers devant voyager ce 13 février 2019 dans les aéroports de Bruxelles, Charleroi, Anvers, Liège, Ostende et Courtrai.

Globalement les administrations publiques, transports, écoles, hôpitaux, la poste, la collecte des déchets, mais aussi les entreprises et centres commerciaux ont été touchés par la grève.

" Le mouvement est bien suivi partout et dans tous les secteurs", a assuré la secrétaire générale du syndicat CSC (chrétiens), Marie-Hélène Ska, à la radio Bel-RTL". "La grève ne résout rien", a estimé le Premier ministre belge Charles Michel dans un communiqué, tenant " à remercier tous ceux qui travaillent aujourd'hui ". La Stib, qui exploite les transports en commun à Bruxelles, s'attend elle aussi à de fortes perturbations sur son réseau.

Le trafic ferroviaire international (Thalys, Eurostar) était relativement épargné, tout comme la circulation sur les routes, plutôt fluide malgré quelques barrages filtrants.

L'espace aérien belge est quant à lui fermé. Seuls les vols gouvernementaux, militaires et d'urgence seront autorisés.


Dès mardi soir, la société exploitante avait prévenu des risques et prié " les passagers de ne pas se rendre à l'aéroport ". La compagnie belge Brussels Airlines avait annoncé dès la semaine passée l'annulation de la totalité des 222 vols prévus mercredi. Appel des trois grands syndicatsL'Allemand TUI fly a en revanche décidé d'assurer ses vols prévus au départ et à destination de Bruxelles, mais depuis les aéroports français et néerlandais les plus proches.

Le syndicat rappelle sa volonté d'aboutir à un AIP "qui apporte un plus à l'ensemble des travailleurs et des allocataires sociaux" et qui laisse "notamment place à une marge sérieuse pour des augmentations salariales, à un relèvement des allocations de 10% au-dessus du seuil de pauvreté, à une augmentation du salaire minimum afin d'arriver à 14 euros/heure ou 2.300 euros/mois, à un travail et des conditions de travail de qualité, à des mesures de fins de carrière (RCC et emplois d'atterrissage) qui permettent de décélérer en douceur passé un certain âge et à des pensions décentes".

Dans les entreprises métallurgiques et textiles, la participation est à un niveau " jamais vu", a indiqué à l'agence Belga William Van Erdegehem, président du syndicat CSC Metea, affirmant que 600 entreprises étaient touchées.

Cette grève, consécutive à l'appel des trois grands syndicats du pays - FGTB (socialiste), CSC (chrétien) et CGSLB (libéral) - concerne tous les secteurs, aussi bien le public que le privé, à travers tout le pays. La dernière grève générale en Belgique remonte à décembre 2014.

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