Transports, hôpitaux, écoles, zonings: le point des perturbations

Transports, hôpitaux, écoles, zonings: le point des perturbations

Deux syndicalistes ont été légèrement blessés lorsqu'un véhicule a forcé un piquet de grève à Gand, a indiqué à l'AFP la police locale. Dans le Hainaut, 35% des bus étaient opérationnels pour le Hainaut Occidental, 7% à Mons, 4% dans le Borinage et 2% dans le Centre.

La grève nationale était particulièrement suivie par les travailleurs des sociétés bruxelloise et wallonne de transports en commun mercredi après-midi. La société des chemins de fer s'attend donc à ce que la moitié des trains roulent malgré la grogne. Mais le trafic international devrait lui être relativement épargné.

L'espace aérien belge est quant à lui fermé.

Skeyes (ex-Belgocontrol), gestionnaire du trafic aérien en Belgique, a décidé de ne pas autoriser le trafic aérien pendant 24 heures à partir de mardi 22h00, a indiqué mardi Skeyes dans un communiqué.

Néanmoins, un service minimum est toujours assuré pour les vols médicaux, les atterrissages d'urgence, les vols militaires ou gouvernementaux.

Le mouvement va perturber le bon déroulement de la réunion des ministres de la Défense des 29 pays de l'Otan mercredi et jeudi à Bruxelles, a-t-on appris auprès de l'Alliance, car certains ministres pourraient manquer le début de la réunion.


Une centaine de piquets de grève a été recensée à la mi-journée à Bruxelles, selon l'agence de presse Belga, et des dizaines d'autres ailleurs, notamment sur plusieurs sites chimiques du port d'Anvers (nord), poumon économique du pays.

La compagnie belge Brussels Airlines avait annoncé dès la semaine passée l'annulation de la totalité des 222 vols prévus mercredi.

Cet appel à la grève des trois grands syndicats du pays -FGTB (socialiste), CSC (chrétien) et CGSLB (libéral)- concerne tous les secteurs du pays, aussi bien dans le public que dans le privé. Outre une revalorisation des salaires, ils réclament une hausse des allocations et pensions, ainsi que de meilleures conditions de fin de carrière.

Dans les entreprises métallurgiques et textiles, le taux de participation est "du jamais-vu", a indiqué à Belga William Van Erdegehem, président du syndicat chrétien CSC Metea, affirmant que 600 entreprises sont touchées.

La dernière grève générale en Belgique remonte à décembre 2014.

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