La Tunisie de nouveau dans la liste noire de l'Europe — Blanchiment d'argent

La Tunisie de nouveau dans la liste noire de l'Europe — Blanchiment d'argent

Une source gouvernementale a indiqué que l'Union Européenne s'aligne toujours sur la liste du GAFI et que même si elle a favorablement accueilli le dossier tunisien relatif aux mesures et aux dispositions prises pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, il faudra attendre la prochain réunion du GAFI qui se tiendra fin juin 2019 qui décidera du maintien ou de la sortie de la Tunisie de cette liste noire selon l'évaluation de l'efficience des mesures et de l'action qu'elle aura entreprises. Cette proposition doit encore recevoir le feu vert du Parlement européen. En dépit des efforts déployés pour améliorer son image au niveau international, le royaume wahhabite continu de payer les conséquences de sa politique de soutien et financement du terrorisme.

Selon l'UE, l'objectif de cette liste est de "protéger le système financier de l'UE en prévenant plus efficacement le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme".

" Nous avons mis en place les normes les plus strictes au monde en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux", a-t-elle poursuivi".


Pour Vera Jourova, commissaire pour la justice, les consommateurs et l'égalité des genres, "l'argent sale est le moteur de la criminalité organisée et du terrorisme. La Commission est disposée à collaborer étroitement avec eux afin de résoudre ces problèmes dans notre intérêt mutuel".

"La commission a conclu que 23 pays présentent des carences stratégiques dans leurs régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux/le financement du terrorisme, dont 12 pays figurant sur la liste du Gafi et 11 pays et territoires supplémentaires".

À la suite de cette publication, les banques et autres entités couvertes par les règles de l'UE, en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, devraient exercer un contrôle accru sur les transactions financières impliquant des clients et des institutions financières de ces pays tiers à haut risque, afin de mieux identifier les risques éventuels des suspects. Certains des pays figurant sur la nouvelle liste se trouvent déjà sur la liste actuelle de l'UE, qui comprend 16 pays.

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