Un "Brexit dur" menacerait plus de 600'000 emplois dans le monde

Un

Les retombées économiques d'un Brexit dur inquiètent de plus en plus, au-delà des frontières du Royaume-Uni, qui affiche désormais une croissance au plus bas depuis 2012.

C'est en effet au tour des économistes allemands de l'institut d'IWH de tirer la sonnette d'alarme sur la vague de fond que pourrait entraîner une sortie sans accord de l'Union européenne.

En cas d'échec des ultimes négociations et d'un Brexit sans accord, le Royaume-Uni se retirera de l'Union européenne sans la période de transition initialement prévue jusqu'à fin décembre 2020.

Une vague qui ne toucherait pas tout le monde de la même manière.

Selon des calculs de chercheurs de l'institut IWH, se basant sur l'hypothèse d'un recul de 25% au Royaume-Uni de la demande pour des produits européens, 103 000 emplois seraient menacés en Allemagne et 50 000 en France.


"Le risque économique du Brexit est plus grand du côté britannique de la Manche, et les entreprises britanniques se sentent obligées d'investir davantage dans l'UE, mais pas l'inverse", a déclaré Dennis Novy, l'un des auteurs du rapport. Au Royaume-Uni, le seul impact indirect au sein d'entreprises exportant vers l'UE des parts de biens réimportés dans le pays se chiffre à 12.000 emplois.

S'y ajoutent les emplois indirectement impactés par la sortie du Royaume-Britannique.

Au total, près de 179 000 emplois dans l'Union européenne sont directement concernés par la baisse des exportations, tandis que 433 000 postes supplémentaires sont menacés indirectement, à la fois dans l'UE et dans des pays tiers. Un scénario catastrophe " aurait pour conséquence de désordonner les chaînes de production internationales ", analyse Oliver Holtemöller, co-auteur de l'étude.

600 000 emplois dans le monde affectés, pas nécessairement supprimés, mais de la France à la Chine, en passant par le Japon des milliers d'entreprises devront revoir leurs investissements, réduire les heures travaillées ou prospecter de nouveaux marchés pour limiter la casse après un Brexit "dur ".

Articles Liés