Record du nombre de ruptures conventionnelles — Emploi

Les ruptures conventionnelles individuelles sont en hausse de 4% en 2018, selon les chiffres du ministère du Travail. La hausse atteint 10% dans le secteur de l'information et de la communication et 7,2% dans le secteur des activités financières et d'assurance, selon la Dares, le service statistique du ministère du Travail. A la base, une rupture conventionnelle individuelle est destinée aux cadres en fin de carrière mais désormais, le dispositif intéresse de plus en plus les jeunes salariés. En moyenne, ce sont 36 500 homologations qui ont été recensées chaque mois en 2018.

La possibilité de rompre son contrat de travail a été mise en place en 2008. Le salarié a droit à une indemnité de rupture, et il peut également percevoir les indemnités de chômage (ARE), sous réserve de droits suffisants.


Par région, l'Île-de-France concentre un quart de l'ensemble des ruptures conventionnelles (+3,8% en 2018). 26% des signataires d'une rupture conventionnelle ont moins de trente ans.

En 2018, 437.700 ruptures conventionnelles ont été homologuées, soit une hausse de 3,9% qui fait suite à une hausse de 8% en 2017. Les personnes âgées de 30 à 39 ans restent majoritaires avec 34 %. En revanche, contrairement aux idées reçues, les salariés entre 50 et 59 ans ne représentent que 15 % des ruptures. A l'origine, les détracteurs avaient fait valoir que ce système pourrait se substituer aux préretraites. Dix ans après leur création, le nombre de celles-ci continue d'augmenter. L'indemnité médiane s'élève à 5.900 euros environ pour les cadres et à un peu moins de 1.000 euros pour les employés.

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