"Augmenter de 20% le nombre de médecins formés" (Buzyn)

Le déplacement s'effectue à deux jours de la présentation du projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé "Ma Santé 2022" en conseil des ministres.

"Promesse d'Emmanuel Macron, la suppression du numerus clausus limitant le nombre de places en deuxième année d'études de santé a pour but d'" augmenter le nombre de médecins formés et diversifier (leurs) profils", a expliqué Agnès Buzyn sur France Inter. La ministre de la Santé doit présenter demain son projet de loi en Conseil des ministres.

Les effectifs d'étudiants en 2e ou 3e années seront déterminés par les universités, en lien avec les agences régionales de santé, selon leurs capacités et les besoins du territoire. En outre, des ordonnances définiront les conditions d'une "re-certification" régulière des médecins en exercice, pour vérifier que leurs compétences sont à jour.

Le gouvernement doit encore préciser comment seront sélectionnés les futurs soignants.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a prévenu lundi que "mettre fin au numerus clausus ne veut pas dire abandonner toute forme de régulation", et qu'"il y aura toujours une forme de sélection à la fin de la première année".

Le projet de loi habilite le gouvernement à réviser la carte hospitalière par ordonnances. À la différence des autres, ces derniers ne proposeront ni services de chirurgie, ni probablement de maternités, et se recentreraient sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation.En revanche, le ministère prévoit qu'ils disposeront tous de matériel de radiologie et d'analyse biologique, même si l'analyse des examens pourra être assurée par des médecins à distance.


D'autre part, les règles d'autorisation de certaines activités (chirurgie, maternité, urgences.) et équipements, comme les IRM, seront modifiées " dans une logique de gradation des soins ".

Du côté des établissements de santé, un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance et le concours lié supprimé, pour rendre l'exercice mixte (en libéral et à l'hôpital) plus aisé.

Ainsi, dans une tribune commune publiée dans le Journal du dimanche, la Fédération des hôpitaux de France, l'Association des maires de France et les Assemblées des départements et des régions de France ont dénoncé une "concertation insuffisante " voire nulle, comme avant eux le président de l'Ordre des médecins, le Dr Patrick Bouet qui avait regretté que les "acteurs de terrain " ne soient pas associés à la rédaction de cette loi.

Une "plateforme des données de santé" remplacera l'actuel Institut des données de santé.

Le gouvernement entend ainsi "multiplier les possibilités d'exploitation" de ces informations, notamment pour la recherche ou le "développement des méthodes d'intelligence artificielle", en promettant de "préserver un haut niveau de protection de la vie privée".

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