L'Iran fête les 40 ans de la République islamique

L'Iran fête les 40 ans de la République islamique

Le président iranien Hassan Rohani a dénoncé le "complot" américain et estimé que la présence du peuple dans les rues signifiait que "l'ennemi" n'attendrait jamais "ses objectifs démoniaques".

Le président iranien Hassan Rohani doit s'adresser à la foule de 11H15 à 12H00 (07H45 à 08H30 GMT).

Le renversement du chat d'Iran et l'avènement de la Révolution iranienne ont eu lieu le 11 février 1979, dix jours après le retour triomphal de l'ayatollah Khomeini de son exil français.

Femmes en tchadors, jeunes enfants coiffés d'un bonnet et ballon de baudruche à la main, hommes en tenues sombres, bassidjis (miliciens islamiques) en treillis et clercs enturbannés ont défilé tandis qu'un hélicoptère passait dans le ciel gris.

"Mort à l'Amérique", "A bas l'Angleterre", "Mort à Israël", "Nous piétinerons les États-Unis", "40 ans de défis, 40 années de défaites pour les États-Unis", "Israël ne vivra pas 25 ans de plus", pouvait-on lire sur certaines.


Faisant référence au conflit de huit ans déclenché en 1980 par l'Irak voisin -avec le soutien des principales puissances de l'époque- contre la République islamique naissante, M. Rohani a vanté "la résistance" de la nation iranienne.

Lundi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde l'Iran contre toute tentative d'attaque visant à "détruire Tel-Aviv ou Haïfa", deux villes israéliennes. Ces dernières années, l'Etat hébreu a mené de nombreux raids aériens ou des tirs de missiles contre ce qu'il a présenté comme des objectifs militaires iraniens en Syrie ou des convois d'armes sophistiquées destinées au Hezbollah libanais, allié de Téhéran.

Netanyahou, si l'Iran tentait d'attaquer Israël, "cela serait le dernier anniversaire de la Révolution". La question des missiles iraniens empoisonne aussi les relations entre Téhéran et les Occidentaux.

Les retombées commerciales et financières espérées de l'accord sur le nucléaire signé en 2015 avec la communauté internationale ne se sont guère concrétisées, et le pays souffre du rétablissement des sanctions américaines consécutif au retrait unilatéral des États-Unis de ce pacte en 2018.

Des milliers d'Iraniens convergent lundi matin vers la place Azadi, dans le centre de Téhéran, pour un rassemblement à l'appel des autorités afin de marquer le quarantième anniversaire de la République islamique, a constaté un journaliste de l'AFP.

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