Pour leur 13ème samedi, les "gilets jaunes" manifestent en ordre dispersé — France

Pour leur 13ème samedi, les

Difficile de dire si la mobilisation faiblit, ou si l'arrêté préfectoral publié le 6 février a refroidi des ardeurs, ou si une grosse partie a préféré rejoindre la manifestation régionale à Toulouse. Toujours est-il qu'hier, à Foix, il y avait moins de monde qu'à l'accoutumée pour l'acte XIII du mouvement des Gilets jaunes. Ils étaient près de 3 000 manifestants à s'être réunis à la base des sous-marins en début d'après-midi avant de prendre la direction du centre-ville. Delà, le défilé a mis le cap vers le pont de l'Hippodrome.

Ils se sont ainsi massés le long de la RN 20, à proximité de l'entrée sud du tunnel de Foix.

Des incidents ont eu lieu sur le parcours de la manifestation, qui est arrivée vers 16H30 près de la Tour Eiffel, dans une ambiance tendue, et s'est terminée avant 20H00 après dispersion par les forces de l'ordre, qui restaient présentes, comme chaque samedi, sur les Champs-Elysées.

Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles et numéro deux du gouvernement italien, a semé la zizanie en rencontrant mardi Christophe Chalençon - une figure controversée qui a appelé à installer un ancien militaire au pouvoir - et d'autres membres d'une liste de "gilets jaunes" montée pour ces élections.


Des policiers embourbés sur un rond-point dans le Nord, qui tentent tant bien que mal de pousser leur véhicule sous les encouragements de plusieurs Gilets jaunes lors de l'acte 13, ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. La préfecture a précisé que la victime avait eu " 4 doigts arrachés ".

Une personne a été grièvement blessée à Paris au niveau de la main, selon les sources. Une personne a été interpellée néanmoins. Puis les gendarmes ont commencé à avancer, pour faire reculer les manifestants.

Aux tirs de projectiles contre les CRS et aux dégradations de mobilier urbain ou de banques, les forces de l'ordre ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes, de désencerclement ou de lanceurs de balles de défense (LBD).

13 personnes ont été placées en garde à vue pour participation à attroupement en vue de commettre des violences, violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique sans ITT ou rébellion.

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