Gilets jaunes manifestent pour l'Acte XIII à Tours

Gilets jaunes manifestent pour l'Acte XIII à Tours

Ils étaient 1200 "gilets jaunes" réunis place de la République, à Lille, pour ce treizième week-end de mobilisation depuis le début du mouvement, le 17 novembre dernier. "On est convaincus que grâce aux gilets jaunes, le monde va changer", a confié cette femme coiffée d'un bonnet phrygien découpé dans un gilet jaune. Un manifestant a été blessé à la cheville par un tir de flash-ball et trois individus ont été interpellés. Si à Marseille, 1.500 personnes ont manifesté dans le calme, des incidents ont éclaté à Toulouse et Bordeaux où manifestaient respectivement 6.000 et 5.000 "gilets jaunes", selon une source policière auprès de l'AFP. Selon un témoin interrogé samedi par l'AFP, le manifestant "a reçu une grenade de désencerclement au niveau de son mollet, il a voulu mettre un coup de main dedans pour ne pas qu'elle explose vers sa jambe et elle a pété quand il l'a touchée". Du mobilier urbain et des distributeurs de banques ont été cassés, une dizaine de véhicules a été incendiée, principalement des voitures de luxe, mais aussi une voiture de la mission antiterroriste militaire Sentinelle.

Noyauté par des centaines d'individus poursuivant probablement un tout autre objectif, le mouvement des gilets jaunes n'arrive plus à se détacher de ses participants extrémistes ayant la violence pour seul mode d'expression, et éreinte les personnes souhaitant faire entendre un message, revendicatif certes, mais ni violent, ni pseudo-révolutionnaire. C'est du moins ce qu'ont déclaré des street-medics, tandis que, de son côté, la préfecture de police de Paris a évoqué "quatre doigts arrachés". Des gilets jaunes ont ensuite joué au chat et à la souris avec les forces de l'ordre en empruntant différentes rues du centre-ville. Mais un des leaders les plus médiatiques des gilets jaunes, Éric Drouet, qui doit être jugé le 15 février pour organisation d'une manifestation non déclarée, a défendu cette semaine sur Facebook ce mode d'action. Au total, 43 personnes avaient été interpellées à Paris à 20h30, dont 29 placées en garde à vue.

"À Montpellier, environ 1.500 manifestants sont partis de la Place de la Comédie vers 14h30, sous des banderoles: " Macron, rends l'ISF " et " tous unis pour la démocratie et la solidarité ". Toujours selon nos confrères de La Dépêche: " La manifestation est partie vers 14 heures du métro Jean-Jaurès.


Les manifestants ont alors lancé des projectiles (pavés descellés, panneaux de signalisation) en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène. Elle se met évidemment à canarder dans la rue où les manifestants terminent de se disperser à cause des différentes courses poursuites. Les autres chefs de file des "Gilets jaunes" ont de nouveau annoncé des initiatives en ordre dispersé. On a aussi pu voir, dans la journée, les voltigeurs qui suivaient de loin la manifestation.

Maxime Nicolle, qui a fait un saut en Italie vendredi, devait ainsi manifester à la frontière franco-italienne avec des motards partis de Nice.

Articles Liés