Theresa May à Bruxelles jeudi pour rencontrer Juncker — Brexit

Theresa May à Bruxelles jeudi pour rencontrer Juncker — Brexit

Bruxelles, 5 fév 2019 (AFP) - La Première ministre britannique Theresa May se rendra à Bruxelles jeudi pour rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à propos du Brexit, alors que le rejet de l'accord de retrait par le parlement britannique fait craindre de plus en plus une sortie sans accord, a annoncé mardi un porte-parole de la Commission.

Ce dernier a sèchement résumé la rencontre sur Twitter: "Toujours pas de percée en vue. Les discussions vont continuer", a-t-il déclaré dans un message posté sur son compte Twitter avec une photographie le montrant en train de raccompagner Theresa May à la fin de leur entretien.

Et lundi, le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier rencontrera le ministre chargé du Brexit Steve Barclay.

Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a rencontré Theresa May la semaine dernière et lui a exposé dans une lettre cinq conditions par lesquelles le Labour pourrait apporter son soutien à l'accord de Brexit, a fait savoir le Parti travailliste. Si les deux parties continuent d'affirmer vouloir éviter le scénario redouté d'un Brexit sans accord, elles ont cependant campé sur leurs positions.


"Mme May nous a assurés qu'il y aura un backstop, ce qu'elle avait déjà dit à Belfast, qu'il n'était pas question de le retirer", a rappelé Guy Verhosftadt, qui préside le groupe Brexit au Parlement européen.

Il reste peu probable que Theresa May puisse présenter un nouvel accord aux parlementaires britanniques mercredi prochain, date à laquelle elle avait suggéré être en mesure de le faire. La Première ministre s'est ensuite "confrontée" à Donald Tusk, lui expliquant que ses propos de la veille sur "la place réservée en enfer aux promoteurs du Brexit dénués de plan" n'étaient pas utiles et avaient été "largement déplorés au Royaume-Uni", raconte le Guardian.

Jusqu'à présent, Bruxelles a insisté sur le fait que ce qui a été appelé le " filet de sécurité ", une clause de sauvegarde qui vise à garantir qu'il n'y aura pas de rétablissement d'une véritable frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, doit être conservé dans le cadre de tout accord. Or, les États-membres ont répété à maintes reprises, et Jean-Claude Juncker encore jeudi, qu'ils refusaient de rouvrir les négociations sur l'accord de retrait qui contient la disposition contesté du " filet de sécurité " (backstop) à la frontière irlandaise.

Mme May n'est pas allée à Bruxelles avec une offre déterminée pour modifier le backstop.

Articles Liés