Le couple frappé par Alexandre Benalla condamné à 500 euros d'amende — Justice

Le couple frappé par Alexandre Benalla condamné à 500 euros d'amende — Justice

Leur violente interpellation, filmée puis repérée par Le Monde, avait été à l'origine de l'affaire Benalla.

Le jeune couple par lequel l'affaire Benalla a fait irruption dans le quinquennat d'Emmanuel Macron a été condamné ce vendredi 8 février, à une peine symbolique de 500 € par personne pour violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

Dans la petite salle du tribunal correctionnel où un magistrat unique juge les délits du quotidien - un couple poursuivi pour des violences réciproques, des infractions routières. - le cas de Chloé P.et Georgios D., deux trentenaires aux airs sages, détonne. P., graphiste française de 30 ans, sont accusés d'avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre peu avant qu'Alexandre Benalla ne les interpelle violemment dans le Quartier latin, en marge de la traditionnelle manifestation du 1er-Mai.

Le couple, inconnu auparavant de la police et de la justice, affirme être sorti boire un verre pour fêter six ans de vie commune avant de se retrouver pris dans des heurts.


Le couple venait de lancer des projectiles vers des CRS, une carafe d'eau pour lui, un objet qui pourrait être un cendrier puis une bouteille en plastique pour elle. Dans son réquisitoire, la procureure, qui s'étonne de "l'intérêt médiatique" suscité par un "petit dossier", a dénoncé des "faits graves et inadmissibles" de la part des deux prévenus, dont elle n'a pas compris pourquoi ils étaient restés sur les lieux alors que les choses dégénéraient, après la manifestation. "Il y avait de la fumée partout, on a perdu le contrôle".

Les SMS de Laurent Simonin à Alexandre Benalla La juge a également évoqué lors de l'audience des échanges de SMS entre Alexandre Benalla et Laurent Simonin, le policier qui avait invité l'ex-chargé de mission de l'Élysée à venir le 1er mai observer les forces de l'ordre. "Nous n'avons jamais voulu faire de mal - on sait qu'on aurait pu", a-t-elle assuré. Et l'on "peut penser que ce qui a suivi cet évènement a déjà développé votre conscience de la gravité des faits", leur dit-elle. "Nous ne sommes ni manifestants ni fauteurs de trouble, on regrette vraiment".

L'exploitation des vidéos montre que "les CRS ne sont pas vraiment en train de vous charger ", a objecté la juge. "Ils se présenteront devant le tribunal pour s'expliquer simplement sur les faits", a indiqué leur avocat, Sahand Saber à 20 Minutes tout en refusant d'en dire plus sur leur état d'esprit.

Relâchés le jour des faits, les deux jeunes gens n'avaient été placés en garde à vue qu'en octobre dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris. Pour elle, le couple "savait que ça pouvait dégénérer", l'ambiance n'étant pas si "paisible" sur la place.

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