Macron annonce un "grand plan" pour les associations — Grand débat

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C'est peu de dire que le "grand débat national" ne soulève pas l'enthousiasme dans les quartiers populaires où la résignation semble avoir cédé le pas à la colère. Avec un drapeau bleu-blanc-rouge dans son dos, Emmanuel Macron a répondu pendant six heures aux questions des maires et des associations de banlieue, ce lundi.

Lundi à Evry-Courcouronnes, commune de 70 000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, il échangera, pour son premier déplacement en banlieue dans le cadre de ce débat, avec environ 300 élus et représentants d'associations franciliens. Après avoir rapidement tombé la veste, il a défendu, en bras de chemise, ses réformes lors d'un nouvel exercice intégralement retransmis en direct sur les principales chaînes d'information en continu.

Maires, responsables d'associations et citoyens engagés se sont succédé pour dénoncer la suppression des contrats aidés, qui a fragilisé les associations, les fusions forcées de communes ou encore le manque persistant de logements.

"Allez je fonce", a lancé le chef de l'Etat après un échange avec un chauffeur de VTC au milieu d'une nuée de caméras et de badauds en quête de selfies.

Emmanuel Macron a également reconnu que la forte réduction des emplois aidés décidée par le gouvernement a posé "un vrai problème pour beaucoup d'associations et de villes" et il s'est dit ouvert à de nouveaux dispositifs pour les remplacer. Le gouvernement a en effet supprimé les trois quarts de ces contrats, qui sont passés de 320.000 en 2017 à 130.000 budgétés pour 2019.

"Les associations de petite taille ont été les parents pauvres de la politique de la ville", a renchéri le secrétaire d'Etat Julien Denormandie, dénonçant les contraintes administratives et disant vouloir accorder aux petites associations des subventions pluriannuelles, une demande récurrente du secteur associatif.


Le président Macron souhaite que "les quartiers se saisissent aussi du grand débat, pour en être des acteurs à part entière", a indiqué l'Élysée. "Si on avait tout bien fait, sincèrement il n'y aurait pas eu cette crise". En France, on parle d'Europe une fois tous les 5 ans, cela est suffisamment rare pour être respecté!

"Quand je vois parfois le taux d'abstention à certaines élections, je me dis que la bataille est plutôt là qu'à donner le droit de vote à ces mêmes élections à ceux qui ne l'ont pas aujourd'hui, c'est plutôt les accompagner dans un chemin qui consiste à demander la nationalité française s'ils sont là depuis longtemps", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat s'est aussi déclaré "convaincu que cette délibération dans la société" ne "se clôturera pas de manière classique".

Le Journal du dimanche affirme que le président de la République serait tenté de convoquer un tel référendum dès le 26 mai, jour des élections européennes.

Sur le terrain, il a reçu un accueil mitigé.

Depuis le début de la crise des "gilets jaunes", les banlieues se sont montrées moins concernées par le mouvement.

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