Emmanuel Macron poursuit le grand débat en banlieue

Emmanuel Macron poursuit le grand débat en banlieue

Le gouvernement a en effet supprimé les trois quarts de ces contrats, qui sont passés de 320 000 en 2017 à 130 000 budgétés pour 2019.

La piste des "emplois francs associatifs". "On a fortement réduit les emplois aidés mais il faut continuer à développer fortement les PEC (parcours emplois compétences), qui ne sont pas assez utilisés parce que pas assez connus, la garantie jeune et l'ouverture du service civique", a-t-il ajouté. Et je parle pour nous tous collectivement depuis des décennies.

Deuxième danger pour le président de la République, toujours selon l'analyste héraultais, "celui d'un référendum sur des questions institutionnelles par exemple, qui se transformerait en un référendum pour ou contre Macron". "On n'a pas été suffisamment entendu, on n'a pas été au bout de ce grand débat national sur les quartiers".

En parallèle de ses échanges avec les responsables politiques, le chef de l'Etat tiendra cette semaine ses cinquième et sixième débats publics, après quatre premiers stand-up marathon en bras de chemise.

Debout dans le petit local, il a engagé, au milieu d'une joyeuse cohue, une discussion à bâtons rompus avec des jeunes et des responsables de l'association, qui organise depuis 19 ans des ateliers d'estime de soi, de citoyenneté et d'insertion.

"Vous avez vu tous les jeunes qui sont autour de la table pour préparer leur stage et leur emploi de demain". Mais derrière vous devez montrer l'exemple, je ne vais pas vous lâcher. "Je compte sur vous", lui a répondu le chef de l'Etat. "On sera là", répond l'intéressé.


Un comité d'accueil d'une trentaine de "gilets jaunes" et plusieurs dizaines d'habitants du quartier venus voir "Manu" attendaient le chef de l'Etat de pied ferme devant la salle Claude-Nougaro d'Evry ou se déroulait le débat.

"Macron Démission", "Emmanuel Macron on va te chercher chez toi", "Castaner en prison", chantaient certains, surveillés par de nombreux CRS qui sécurisaient les lieux, avec barrages et fouilles aux abords.

Selon les informations du JDD ce 3 février, le chef de l'État envisage d'organiser un référendum le jour des élections européennes le 26 mai prochain pour sortir de la crise des gilets jaunes.

Depuis le début de la crise des "gilets jaunes", les banlieues se sont montrées moins concernées par le mouvement.

Et ce, après que plusieurs figures de la majorité et du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, ou la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, ont laissé entendre leur réserve, voire leur hostilité à propos de cette initiative. Ce nouveau déplacement lui permettra peut-être aussi de clarifier l'idée d'un référendum, pressenti au même moment que les européennes pour conclure le grand débat. Après Grand-Bourgtheroulde, Souillac et Valence, Emmanuel Macron se déplace ce lundi à Evry-Courcouronnes dans l'Essonne, où il doit ouvrir le dialogue avec des élus d'Ile-de-France.

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