Le Premier ministre dément l’existence d’un sentiment islamophobe — Québec

Le Premier ministre dément l’existence d’un sentiment islamophobe — Québec

Il n'y a pas d'islamophobie au Québec, a assuré jeudi le premier ministre François Legault, qui ferme la porte ouverte par sa vice-première ministre Geneviève Guilbault en faveur d'une journée nationale contre l'islamophobie.

Il a publié une série de captures d'écran où l'on retrouve des propos que le député de Gouin juge islamophobes.

"François Legault semble douter que l'islamophobie soit un problème réel".

Après vérification, plusieurs commentaires haineux ont bel et bien été émis sous la publication, et supprimés par un modérateur par la suite. Certains plaident que ce crime n'a pas été motivé par la haine, mais par la maladie mentale.

À Ottawa, le comité parlementaire du Patrimoine avait recommandé il y a près d'un an au gouvernement fédéral de décréter le 29 janvier "Journée nationale de commémoration et d'activités concernant l'islamophobie et toute autre forme de discrimination religieuse".

Rahaf Mohammed
REUTERS Mark Blinch Saoudienne exilée au Canada une chaîne suédoise supprime le mot islam de son interview

"Il existe de l'islamophobie, de la xénophobie, du racisme, de la haine, mais pas de courant islamophobe. Le Québec n'est pas islamophobe ou raciste". Il est cependant d'accord pour rendre hommage à la mémoire des victimes le 29 janvier.

La première déclaration de M. Legault a soulevé l'ire des partis d'opposition, ainsi que de la communauté musulmane. "Je crains aussi que votre phrase ne soit le préambule à d'autres déclarations gouvernementales musclées notamment sur les signes religieux qui visent essentiellement les femmes musulmanes", écrit le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja BenabdAllah.

L'incendie du véhicule du président du CCIQ, Mohamed Labidi.

L'entourage du premier ministre a depuis tenté de nuancer ses propos. "Sur quels éléments se base François Legault pour affirmer l'absence d'islamophobie?" "Je ne veux pas en faire une lutte à finir. Mais il y a de l'islamophobie et il faut pouvoir le nommer et poser des gestes", a-t-elle dit.


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