Ghosn promet de rester au Japon s'il est libéré sous caution

Ghosn promet de rester au Japon s'il est libéré sous caution

Espérant convaincre le juge qui craignait pour l'instant qu'il ne tente de s'enfuir à l'étranger pour se soustraire à la justice, Carlos Ghosn se propose d'avancer une caution particulièrement élevée, qu'il pourrait mobiliser en utilisant en collatéral des actions Nissan qu'il détient.

Pour mettre la pression sur la justice japonaise, sa femme, Carole Ghosn, a écrit une lettre à Emmanuel Macron pour dénoncer ses conditions de détention.

Bruno Faure, journaliste au service économie de RFI répond aux questions des auditeurs d'Appels sur l'actualité.

C'est pourquoi elle en appelle maintenant à Emmanuel Macron.

" Il faut savoir que mon mari ne voit pas le jour, la lumière de sa cellule est constamment allumée, il n'a pas le droit d'écrire ni de s'allonger sauf aux heures autorisées, le reste du temps il doit rester assis, visage découvert. Ce qu'il subit est violent", a expliqué son épouse à Paris Match dimanche. "La vie en isolement est une camisole de pressions destinées à le faire craquer", a-t-elle ajouté, en se disant aussi "très inquiète" pour la santé de son mari, qui souffre selon elle de "problèmes artériels".


" Je sais qu'il a perdu dix kilos et a dû interrompre le traitement qu'il prenait pour le cholestérol".

D'après Nikkei, la délégation française aurait aussi déclaré qu'elle voulait désigner le successeur de Carlos Ghosn à la présidence de Nissan. Elle tient à rappeler l'immense travail entrepris par son époux pour redresser les comptes de la marque au losange.

Le plus grand actionnaire de Renault, qui est l'État français, souhaiterait que le gouvernement japonais appuie lui aussi une fusion entre Renault et Nissan, qui est actuellement l'hypothèse privilégiée de l'État français. Le conseil d'administration de Renault doit se réunir dans la semaine pour acter le départ de son PDG et nommer son ou ses remplaçants.

A terme, Jean-Dominique Senart doit même devait le président de l'Alliance avec Nissan, afin de "repartir sur des bases saines, susceptibles de recréer de la confiance, avec un homme à sa tête qui soit totalement crédible pour les Japonais", assure une source proche du dossier au quotidien. Les Echos se montrent moins affirmatifs sur ce dossier et assurent qu'une surprise est toujours possible, avec par exemple la nomination de Didier Leroy, numéro 2 de Toyota.

Dans une déclaration transmise à l'Associated Press par un représentant de M. Ghosn et de sa famille, l'ancien patron du constructeur automobile a dit assurer qu'il demeurerait au Japon et respecterait toutes les conditions qui seraient requises par le tribunal. Autre nom qui circule: Didier Leroy, l'actuel n°2 de Toyota qui traite déjà avec le Japon et a déjà travaillé chez Renault.

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