Nouveau camouflet pour Theresa May — Brexit

Nouveau camouflet pour Theresa May — Brexit

"Ces discussions ont montré que des clarifications supplémentaires sur le "filet de sécurité" sont possibles, et les négociations vont continuer ces prochains jours", a déclaré Theresa May.

La Première ministre conservatrice britannique Theresa May a essuyé mercredi un cuisant revers au Parlement, où l'examen de l'accord de retrait de Brexit a repris, les députés adoptant un amendement mettant la pression sur le gouvernement pour présenter un "plan B" en cas d'échec du texte. La dirigeante espère toujours aussi pouvoir retourner la situation à son avantage en tentant d'obtenir de l'UE des " assurances " supplémentaires, susceptibles de rassurer les députés.

Cette disposition, décriée avec virulence par les Brexiters, vise à empêcher le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord en créant un "territoire douanier unique" englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé pour l'Irlande du Nord.

"Nous ne voulons pas piéger le Royaume-Uni dans quoi que ce soit".

" Ce vote est une étape décisive pour éviter un Brexit sans accord". Un nouveau vote sur l'accord négocié par Theresa May aura lieu le 15 janvier.

Des responsables européens et britanniques discutent d'un éventuel report de la date officielle de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne par crainte que l'accord de Brexit ne soit pas approuvé à temps par le Parlement britannique, rapporte mardi le Daily Telegraph. Les seules alternatives, a-t-elle prévenu, sont un Brexit sans accord ou pas de Brexit du tout.


Plusieurs sources européennes ont indiqué au quotidien que les autorités britanniques " tâtaient le terrain " pour demander une éventuelle extension de l'article 50 du Traité de l'UE, qui régit le départ d'un État membre.

Selon une source diplomatique européenne, " il est clair que tout le monde a en tête que cette possibilité existe ".

Le chef de file de la droite au Parlement européen (PPE), l'Allemand Manfred Weber, s'est, lui, refusé à envisager un report du Brexit.

Par 303 voix pour et 296 contre, ils ont adopté une mesure stipulant que le gouvernement devra obtenir un feu vert explicite du parlement pour le cas d'un Brexit sans accord, avant de pouvoir invoquer certaines prérogatives en matière de législation fiscale. "L'offre est claire. La date est fixée", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'opération de persuasion s'annonce particulièrement ardue pour Theresa May, dont l'autorité a été sérieusement entamée en décembre par un vote de défiance organisé au sein de son parti, auquel elle n'a survécu que péniblement. L'exécutif cherche ainsi à convaincre son allié, le parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, de voter en faveur de l'accord.

Ils pointent du doigt des individus "liés à l'extrême droite" se "livrant de plus en plus à des actes d'intimidation, potentiellement criminels, envers des députés, des journalistes, des militants".

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