Martin Fayulu, le perdant de l'élection présidentielle, contre-attaque — RD Congo

Martin Fayulu, le perdant de l'élection présidentielle, contre-attaque — RD Congo

Imbroglio autour de la présidentielle en République démocratique du Congo. Ces résultats avaient été accueillis par des foules de jeunes en joie dans les rues de Kinshasa, Kananga, Mbuji-Mayi (centre), Goma (est), Lumbumbashi (sud-est). " - et des concerts de chants et de klaxons".

Arrivé en deuxième position selon les résultats provisoire de la Ceni, Martin Fayulu crie au vol de sa victoire. "Martin Fayulu a assuré que " ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes ". Ce dernier a toutefois dénoncé ce jeudi dans une interview à RFI un "putsch électoral".

" Nous sommes dans une nouvelle expérience que notre pays tente".

La France, elle, est étonnamment montée au créneau.

C'est un événement sans précédent en République démocratique du Congo et rarissime en Afrique centrale: un candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, a été proclamé mercredi vainqueur de l'élection présidentielle à un tour trois fois reportée depuis fin 2016.

Les Etats-Unis, pour leur part, ont réclamé une "clarification" du résultat.


La RDC, plus grand pays d'Afrique sub-saharienne, vit en effet une double situation historique. C'est la première fois qu'un opposant est proclamé vainqueur d'une élection présidentielle après les deux élections de Joseph Kabila en 2006 et 2011.

Avec deux ans de retard, le président Kabila avait accepté de se retirer contraint par la Constitution qui lui interdisait un troisième mandat de cinq ans.

Il faisait équipe pour ce scrutin avec un "ticket", l'ex-président de l'Assemblée Vital Kamerhe. Il rend aussi hommage à Joseph Kabila, son prédécesseur. "C'est un putsch électoral", ajoute-t-il". Il est suivi de Martin Fayulu Madidi avec 6.366.732 soit 34,83% et d'Emmanuel Shadary avec 4.357.359 soit 23,84%. Tshisekedi et Kabila "pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir", avant même la proclamation des résultats.

"En ce qui concerne ce processus électoral, personne ne pensait qu'il allait se dérouler dans le calme, dans la paix".

Ces déclarations ont nourri des rumeurs d'un rapprochement qui n'ont pas été démenties et qui ont suscité la colère dans le camp de Martin Fayulu.

A mots voilés, ses partisans ont mis en garde contre un échange de bons procédés. Corneille Nangaa a remercié, au nom de la plénière, les institutions de la République et particulièrement le Chef de l'Etat,
Joseph Kabila Kabange dont les actions ont été déterminantes pour la réussite de ces scrutins. La prestation de serment du nouveau président élu était prévue le 18 janvier dans le calendrier initial.

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