Gabon : les Etats-Unis positionnent 80 militaires

Gabon : les Etats-Unis positionnent 80 militaires

Le message de l'Américain Donald Trump à président hors mandat (donc illégal et illégitime) de la République Démocratique du Congo est des plus subliminaux: "Les Etats-Unis sont conscients que la suite des élections du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo du Congo pourrait se révéler une tragédie difficilement extinguible".

Au moins 80 militaires américains ont été déployés à Libreville au Gabon dans l'éventualité des troubles en RDC en marge des élections.

Selon Donald Trump, les troupes ont été mobilisées pour protéger les citoyens américains et les représentations diplomatiques de son pays à Kinshasa, la capitale de la RDC.

Mais derrière ce procédé américain qui suit de nombreuses interpellations du gouvernement USA par des membres du Congrès (membres de la Chambre des Représentants et sénateurs) ainsi que des leaders politiques congolais demandant à la 1ère puissance économique et militaire du monde de soutenir activement le peuple congolais dans sa quête de démocratie contre les usurpateurs au pouvoir qui entravent par la force la réalisation de cette aspiration légitime, il est à craindre que face à la force de frappe militaire kabiliste contre un peuple congolais désarmé, les Etats-Unis finissent par vouloir prendre toute leur part dans cette confrontation congolo-congolaise qui interpelle tout de même la conscience du monde entier.


" Des forces supplémentaires pourraient se déployer au Gabon, en République du Congo ou en République Démocratique du Congo " si nécessaire " a ajouté la lettre, qui, selon Trump, était conforme à ses obligations en vertu de la War Powers Resolution 93-148". "Ce déploiement d'environ 80 personnes est une réaction au risque que des manifestations violentes puissent avoir lieu en République démocratique du Congo en réaction aux élections qui se sont déroulées le 30 décembre 2018", a- t-il écrit.

À en croire le président des Etats-Unis, "les militaires resteront dans la région jusqu'à ce que la situation en matière de sécurité en République démocratique du Congo devienne telle que leur présence ne soit plus nécessaire". Celle-ci oppose plusieurs candidats dont le dauphin de Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, Martin Fayulu soutenu par Moise Katumbi et Jean Pierre Bemba écartés de la course par la Commission électorale; ainsi que Felix Tshisekedi, fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi.

Le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a estimé vendredi que cette décision risquait de provoquer un violent contrecoup lors de la publication des résultats du scrutin.

Articles Liés